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LE 11 DE LA DÉCENNIE : QUENTIN BERNARD

le 23 mars 2020
Chamois Niortais FC

On débute cette nouvelle semaine avec l’épisode #5 de nos portraits du 11 type de la décennie. Et aujourd’hui c’est le latéral gauche Quentin Bernard qui prend place.

Régional de l’étape, Quentin est né le 7 juillet 1989 à Poitiers. Il fait ses débuts à Buxerolles, part pour Chatellerault, puis un court passage à l’IFR de Châteauroux, avant de rejoindre le club phare de la région: les Chamois Niortais, à tout juste quinze ans. Quentin est donc considéré comme formé au club, c’est même le seul de ce onze type. Une sacrée performance et également une belle mise en avant du centre de formation Niortais. Il gravit tous les échelons jusqu’au U19, et intègre l’équipe première lors de la saison du renouveau alors que le club est descendu en CFA, en 2009.
Lors de cette période, il découvrira les sélections de jeunes de l’Equipe de France, participant notamment à une compétition au Japon. Un sacré souvenir et surtout une expérience très précieuse pour la suite de sa carrière.


Défenseur central de formation, c’est à ce moment que sous la direction de Pascal Gastien, il est replacé au poste de latéral gauche, et c’est là qu’il fera toute sa carrière.
Il participe donc à la montée du club en National, montée alors cruciale pour la survit du club.

La saison suivante malgré le passage à l’échelon supérieur, il est titulaire indiscutable et participe à pas moins de trente-cinq rencontres. Le club lui se maintient tranquillement avec de nouvelles ambitions pour l’année suivante.

La seconde saison en national sera du même acabit pour Quentin qui réalisera une nouvelle saison pleine. Saison mythique s’il en est, l’équipe produisant un jeu incroyable pour le niveau, étant même parfois surnommée “le Barcelone Niortais”. Malgré le fait que l’équipe domine outrageusement le championnat pendant une bonne partie de saison, la fin sera plus délicate. Et c’est lors de l’ultime rencontre à Ajaccio que l’on verra le club Deux-Sèvrien obtenir son billet pour un retour en Ligue 2. Etape cruciale pour la carrière de Quentin et celle de ses coéquipiers.

Fin juillet 2012, c’est la découverte du monde professionnel. Malgré un maintien arraché en toute fin de championnat, il réalisera une très bonne saison avec notamment deux buts et deux passes décisives. Il disputera trente cinq rencontres. L’essentiel est là et une nouvelle saison peut débuter. Et quelle saison..
Place en effet au fameux exercice 2013/2014. Nous en avons déjà parlé auparavant lors des portraits de Paul Delecroix et Nicolas Pallois. Nous n’allons pas revenir en détails là-dessus, toujours est-il que Quentin fait encore mieux que la saison précédente en disputant trente-sept rencontres de Ligue 2.

Malgré des performances remarquées, il reste aux Chamois Niortais pour une nouvelle saison qui sera sa dernière avant de découvrir de nouveaux horizons.
En 2014/2015 il réalisera une nouvelle saison pleine avec là encore trente-sept matchs disputés. Vous noterez l’impressionnante régularité dans les performances et le nombre de rencontres jouées. En 2013, à notre micro, Quentin nous expliquait justement:

“Je préfère être un joueur régulier, sur chaque match, tout en en disputant le maximum, plutôt que de réaliser quelques coups d’éclat et être transparent par moment.”

Le club obtient confortablement son maintien terminant au milieu de classement, et Quentin alors en fin de contrat choisit donc de s’offrir un nouveau challenge. Le travail aura été fait et bien fait.

Quentin à sympathiquement accepté de répondre longuement à nos questions:

“Je suis content forcément d’être dans ce 11 type, ça veut dire que mon passage aux Chamois s’est bien passé. Je suis arrivé en tant que gamin , je suis reparti en adulte en laissant le club en Ligue 2 , quand on a une distinction comme celle ci on est forcément heureux.
Ce que je retiens en premier de mon passage aux Chamois c’est l’aventure de toute MA famille, de tout mon passage aux Chamois, c’est EUX que je retiens en premier, sans eux je n’aurais pas réussi. Voir les yeux de mon père quand j’ai signé pro ça a été un grand moment et une fierté, ma mère qui ramenait des crevettes pour l’apéro général le jour de demie finale de Gambardella. Je n’ai rien oublié c’était magique et Lolo Cadu m’en parle encore quand on se croise. Mon frère, ma sœur qui ont été mes 1ers supporters. La fierté de mes mamies , mes Papis, et mes tontons/tatas toujours là. Mes cousins , mes tuches , ma Mémé. J’ai rencontré ma femme à la Venise Verte aussi , on se croisait dans les couloirs du stade , elle était athlète, moi footeux, je me souviens de sa mère qui disait “tout sauf un footeux!”. Désolé belle maman, ça fait 13 ans (rires). C’e sont eux la clé de ma réussite, ils ont été mes 1ers soutiens et les 1ers à me faire redescendre sur terre quand je m’emballais un peu trop. Ça m’arrivais parfois.
Les Chamois c’est aussi des rencontres, Yo Gastien , Simon Hebras , Matt Sans, Angèle, Nini, Cha, DAS, Mamad Camara, Kevin Aubeneau, Ponpon, Yvan Kibundu, Paulo, Jimmy, Calou, Yo Barbet, Jo, Pépé, Nono, Djo, Carl et toute la famille Tourenne, Fab Fontaine, Malik, Manu Zaccheo, Dodzi, Nico, Eric je dois en oublier et je m’excuse ^^ je pense à David Moreaux sans qui je n’aurai jamais découvert les Chamois.. Merci à lui de m’avoir fait confiance. Ensuite il y’a eu plusieurs étapes..
Le sport étude au lycée la VV , la formation en commençant par Teddy Moriniere , puis la 1ere saison d’Azzo en tant que coach c’était avec nous , forcément il y’a aussi la Gambardella et les phases finales U18 avec Lolo Cadu; l’épopée en demi finale ça a été un moment à la fois incroyable, triste et mémorable malgré tout. Suite à cette épopée , j’ai connu l’équipe de France. Pour tout jeune c’est le Graal. C’est un souvenir de fou.
Ensuite, et c’est un gros paragraphe, il y’a eu Pascal Gastien, même si on se voyait lorsqu’il était directeur du centre, là c’est devenu mon coach, tout d’abord en réserve avec les résultats positifs qu’on connaît et ensuite en équipe première avec les résultats très positifs à une période où le club était proche de la rupture. Le coach a fait un boulot incroyable pour que les Chamois reprennent la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Je me souviens d’un déplacement mémorable au Sporting Club Bastia, ou encore ce fameux soir de la montée au Gazelec..en l’écrivant, j’ai encore des frissons!! J’ai une pensée également pour Denis Troch même si ça a été une mauvaise aventure cette année là, c’est lui qui m’a offert ma chance en National avec les grands et malgré la relégation j’ai appris à découvrir ce monde qui était un rêve pour moi.
Alors revenons à Pascal, ça n’a pas seulement été mon coach, ça a été un peu mon deuxième papa. Il a su me mettre des coups de pression quand je n’avais pas envie de m’entraîner, il a su m’encourager quand tout allait bien, il a toujours eu les mots justes et si j’en suis là aujourd’hui c’est lui qui m’a fait! Je lui dois tout.
Je pense aussi à Karim quand j’étais blessé, cette année là j’ai du faire 10 matchs et malgré tout il m’avait prolongé. Deux ans après il a su me dire les mots justes également quand je suis parti pour allez à Dijon, il a été compréhensif quand je lui ai parlé de changer d’air et il m’a aidé à bien m’orienter. Merci à Lui.
J’ai une pensée également pour Claude, “Papi”, l’intendant avec qui on rigolait beaucoup quand j’ai commencé avec les grands.
Une pensée pour Ju aussi qui a pris le relais aujourd’hui. Ils ont une part importante dont on ne parle pas assez dans un effectif.
Je vis ma première saison à Auxerre, j’ai suivi Jean-Marc Furlan, depuis Brest, un coach avec une vision du foot qui m’a redonné le goût à ce sport après mon passage contrasté à Dijon même si j’ai découvert la Ligue 1. Une personne m’a dégouté de ce milieu et grâce à lui j’ai retrouvé le plaisir que ça procure de jouer avec ses potes.
Auxerre est un club incroyable par son histoire, on essaie d’apporter un renouveau avec la nouvelle team, il y’a des jeunes avec un grand talent et des anciens avec un vécu. J’espère que ça sera couronné de succès l’an prochain. Mon avenir est à Auxerre pour le moment, il me reste une saison après celle ci, ensuite on verra..
J’espère que mon histoire avec les Chamois n’est pas finie, c’est ici que tout a commencé, c’est ici que j’aimerais terminé. Après le foot est incertain mais j’ai gardé le numéro de Karim, si tous les voyants sont au vert, je lui enverrai un texto.
Mon avenir plus lointain je le vois pas loin de La Rochelle avec mon meilleur pote, Johan Gastien, pas besoin de vous le présenter. On a quelques projets.
Je conclue en remerciant les ultras , les supporters , il y’a toujours eu du monde à Niort malgré le stade.
Qu’on joue la montée en National, ou le maintien en Ligue 2, qu’on joue un quart de finale de Gambardella contre l’OM ou la montée en L1. Ce bon vieux stade René Gaillard a toujours joué son rôle de 12ème homme. Je les remercie pour leur soutien et leur vote. Ils ont toujours une attention à mon égard. J’ai enfin une pensée pour Capitaine Sans aussi, même si l’année est compliquée, je lui envoie tout mon courage pour lui et la Team Chamois, ils vont y arriver soyez derrière eux. MERCI.”

Respect pour ces mots, et merci Monsieur Bernard.

Eté 2015 donc, il décide de rejoindre Dijon et son ami Johan Gastien, parti un an plus tôt en Bourgogne. Il est immédiatement titulaire dans le onze. Malheureusement en octobre, une vilaine blessure va l’éloigner des terrains. Rupture du ligament croisé postérieur au genou. Blessure importante, mais grâce à une excellente rééducation et beaucoup de travail, il retrouvera les terrains début 2016. Un nouveau pépin physique lui fera manquer cinq rencontres en fin de championnat, mais sans ces désagréments, Quentin aurait une fois de plus fourni une saison pleine. Il aura néanmoins participé à la superbe saison Dijonnaise qui obtient son billet pour la Ligue 1.
À l’été 2016 il découvre donc l’élite. Quel chemin parcouru depuis ses premières rencontres en CFA. Cependant ce sera plus compliqué pour lui, ne participant qu’à sept petites rencontres jusqu’à la trêve hivernale, barré par Rüfli ou Moutou.

À six mois du terme de son contrat, il part donc se relancer en Ligue 2, à Brest alors solide leader du championnat. Tout se passe bien, il joue l’intégralité des rencontres. Malheureusement à l’aube du sprint final il se blesse et va manquer cinq rencontres. À peine remis sur pied, les Bretons enchainent trois défaites consécutives et tombent à la cinquième place. Et c’est là qu’ils termineront la saison.

Qu’à cela ne tienne. Il reprend du service l’année suivante et fera de nouveau preuve d’une belle régularité avec pas moins de trente-et-un matchs joués. Alors au milieu de tableau les Bretons réalisent une fin de saison en boulet de canon (5 victoires et 3 nuls) pour terminer 4ème, et ainsi disputer les premiers barrages. Lors du premier match pour tenter d’accéder à la Ligue 1, ils seront battus par Le Havre 2-0.
Il reste en Bretagne pour l’exercice 2018/2019 et participera à une nouvelle très belle saison, qui verra les Brestois terminer deuxième et ainsi gagner leur place en Ligue 1. Quentin disputera trente-quatre matchs. Régularité on vous dit! Si vous avez bien compté, vous aurez noté que c’est la 4ème fois que Quentin connait la joie d’une promotion. Sacrée performance.
Malgré tout cela, il ne reprendra pas en Ligue 1 avec Brest.

L’été dernier il part donc découvrir un club historique français. C’est dans l’Yonne à Auxerre qu’il pose ses valises et il y retrouve un certain Jean-Marc Furlan. Lui-même qui était entraineur de Brest la saison passée. C’est donc chemin commun pour les deux hommes qui entretiennent une relation particulière. À l’heure actuelle, Quentin a disputé les vingt-huit rencontres de la saison, ne manquant que quelques minutes. En route vers un grand Chelem? Il aura même inscrit un but. Vous vous en souvenez forcément, c’était à René Gaillard face à son ancien club, offrant l’égalisation à son équipe dans les arrêts de jeu.

Mais on ne lui en veut pas. Une nouvelle fois soulignons son admirable régularité. Aujourd’hui Quentin est considéré à juste titre comme l’un des meilleurs latéraux gauche du championnat.
Un grand bravo pour cette carrière qui est loin d’être terminée, et bonne continuation à toi Quentin!

LE 11 DE LA DÉCENNIE : NICOLAS PALLOIS LE 11 DE LA DÉCENNIE : JIMMY ROYE LE 11 DE LA DÉCENNIE : NICOLAS PALLOIS LE 11 DE LA DÉCENNIE : JIMMY ROYE
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