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MARCO SIMONE ENTRAÎNEUR DE TOURS

le 10 décembre 2015
Interview adversaire

Marco bonjour, quel bilan tirez-vous de votre championnat après 17 journées?

En terme comptable je ne peux pas être satisfait par rapport à ce que nous avons produit sur le terrain. On devrait se situer dans le top 5 si on regarde nos contenus, la manière dont on a joué. Après, il y a la réalité. Aujourd’hui nous avons 20 points. Et s’il manque ceux que je réclame, c’est qu’il y a forcément quelque chose qui n’a pas trop bien fonctionné. Au niveau de l’aspect offensif nous connaissons quelques soucis, notamment dans le dernier geste. Jusqu’à l’avant-dernier geste on arrive à bien construire et à nous procurer pas mal d’occasions. Mais au-delà de cette analyse on peut être satisfait par rapport à notre projet, avec une équipe qui est la plus jeune du championnat. On joue encore sur trois tableaux, le bilan est donc globalement positif jusqu’à présent.

A l’instar des Chamois Niortais, vous perdez peu mais ne gagnez pas beaucoup non plus. Pourquoi cette recrudescence de résultats nuls?

Pour moi un match nul reste positif par rapport à notre objectif. Ce qui m’embête le plus ce sont les matchs que nous avons dominés, durant lesquels nous nous sommes créés des occasions et… que nous avons perdus. Un match nul fait toujours un peu avancer au classement et donne le moral parce que tu ne perds pas. Niort est dans le même cas, même si ces matchs nuls ne nous permettent pas d’avancer aussi vite qu’on le voudrait.

Après une expérience à Monaco (suivi d’un passage à Lausanne), vous voici à Tours. Comment jugez-vous le niveau de ce championnat de France de Ligue 2?

C’est un bon niveau. On a du mal à trouver des équipes faibles. A peu près quinze équipes sur vingt, depuis quatre ou cinq ans, ont fait la navette entre la Ligue 1 et la Ligue 2. C’est un championnat technique. Il ne faut pas oublier que beaucoup de clubs étrangers viennent scruter ce championnat afin d’y dénicher des « pépites ». Après, il accuse un peu de déficit tactique, comme la Ligue 1 d’ailleurs. Cela dit la Série B italienne (elle aussi d’un très bon niveau) et la Ligue 2 française sont les championnats les plus intéressants en Europe. Supérieurs en tous cas à ceux d’Angleterre, d’Espagne et d’Allemagne.

De quelles caractéristiques une équipe doit-elle disposer pour être performante?

De l’engagement, de la vitesse, de la qualité technique, à savoir des qualités dont disposent la plupart des équipes de ce championnat. Même si, comme je le disais précédemment, il manque un peu de discipline tactique.

Que connaissez-vous de Niort, votre futur adversaire?

Même si en ce moment elle préférerait obtenir de meilleurs résultats, c’est une équipe qui aime attaquer. Quand je la vois en phase de construction, elle peut se projeter avec six ou sept joueurs vers l’avant. Sûrement grâce à la philosophie de son entraîneur qui sait promouvoir des idées en adéquation avec ses objectifs.

A quel type de rencontre vous attendez-vous vendredi soir?

Ce sera un match compliqué, même si on se déplacera pour ramener des points. Je le répète Niort et une équipe difficile à affronter et dangereuse parce que le fait de créer cette densité en phase offensive peut poser beaucoup de problèmes. On ira à Niort avec beaucoup de respect et d’exigence, mais dans le but de ramener quelque chose. Il nous faut aller chercher tout ça avec beaucoup de sérieux.

Vous qui avez porté le maillot pendant deux saisons, que vous inspire le PSG d’aujourd’hui?

Forcément je suis très content de retrouver mon ancien club dans le top 5 européen. Quand j’y étais joueur c’était bien sûr un grand Paris mais il n’avait pas la même dimension. Je me souviens qu’à l’époque, avec mon passé au Milan AC, j’ai essayé de faire bouger les choses. Notamment au niveau du centre d’entraînement du Camp des Loges, afin de trouver de meilleures conditions pour travailler. J’étais impliqué pour faire grandir le club de la capitale qui représente aujourd’hui la France en Ligue des Champions. Ça me fait plaisir de voir qu’aujourd’hui les choses se sont réalisées. Pas seulement pour Paris, mais aussi pour la France qui possède un club capable de rivaliser avec les plus grands d’Europe.

Le PSG vous semble-t-il armé pour remporter cette Ligue des Champions?

Bien sûr! Après, quand on arrive dans les huit derniers, tout le monde peut gagner. Qui aurait imaginé la saison dernière que la Juventus allait atteindre la finale? Toutes ces équipes possèdent des joueurs de très grande qualité. Donc Paris peut tranquillement penser qu’il peut arriver au bout et gagner.

Durant votre brillante carrière, quel défenseur vous a posé le plus de souci?

(Sourire). J’en ai rencontré pas mal. Je dirais Pietro Vierchowod, et bien sûr Nesta quand il était à la Lazio. Deux joueurs très difficiles à passer. Mais vous savez, quand tous les jours à l’entraînement au Milan AC vous affrontez Baresi, Maldini, Tassoti et Costacurta, c’est vraiment du costaud. Ils faisaient partie des meilleurs défenseurs du monde. Cela m’a permis de pouvoir progresser tous les jours.

Vous êtes également membre du club des champions de la paix (Peace and Sport). Le sport est-il un vecteur majeur capable de construire une paix durable dans le monde?

Oui. Le sport est le meilleur moyen pour transmettre les messages, socialiser et faire grandir les bonnes choses que la vie nous offre. Grâce au sport on peut transmettre énormément. C’est un langage universel adaptable à tous les pays et il est fondamental que les jeunes puissent comprendre qu’ils peuvent s’impliquer dans n’importe quelle discipline. Il faudra y réfléchir également au niveau de la scolarité, en allégeant par exemple quelques épreuves typiquement scolaires pour augmenter les heures consacrées au sport. On le remarque dans le fonctionnement américain au sein duquel certains élèves peuvent obtenir des diplômes grâce aux performances sportives. L’entraînement sportif procure plus d’énergie au cerveau, que de passer par exemple trois heures sur un bouquin de mathématiques. Bien sûr il faut étudier et acquérir de la culture, mais l’exercice physique me semble pouvoir apporter plus dans la vie quotidienne.

Vous êtes a priori le premier joueur au monde à avoir porté des chaussures colorées sur un terrain…

C’est vrai, et c’était lors de la finale de Champions League 1995. J’étais titulaire avec le Milan AC et nous avions perdu 1-0 face à l’Ajax Amsterdam (but de Kluivert). C’était une idée commune avec mon ancien sponsor et nous avions voulu faire quelque chose de complètement  différent. La prise de risque était alors assez énorme car personne n’avait jamais joué avec des chaussures blanches. Donc oui j’ai bien été le premier à porter des chaussures de couleur, et dans la foulée toutes les grandes marques s’y sont mises. Cela dit je n’ai pas gagné d’argent grâce à ça. Une couleur, ce n’est pas une exclusivité qu’on peut déposer (rires).

 

Propos recueillis par Bruno AHIME
Crédit photo: Henri Bonin

 

 

 

 

 

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