Joyeux anniversaire aux Unicamox

Le 5 février dernier, les Unicamox (club de supporters des Chamois Niortais) ont fêté leur première décennie d'existence. Président emblématique de cette association entre juin 2000 et novembre 2009, Jean-Pierre Bureta nous dresse le bilan de cette formidable aventure...
Salut Jean-Pierre, quel est ton sentiment à l'heure de fêter ces dix années d'existence ?
Je ressens une certaine fierté, car tout n'a pas toujours été simple. Au démarrage, on nous prédisait une durée de vie très courte. Aujourd'hui, nous sommes toujours là et nous arrivons à fédérer et à faire venir beaucoup de jeunes. Nous leur laissons progressivement des responsabilités, car il ne faudrait pas revenir aux divergences d'idées qui ont pourtant été à l'origine de notre création.
Justement, comment est née votre association ?
A l'origine, nous appartenions tous au club officiel des supporters dirigé par Jean Fouillet et Roland Fardeau. La gestion de la sono et des panneaux publicitaires faisait partie intégrante des fonctions de l'association. Pour la majorité d'entre nous (alors tous jeunes), nous ne nous retrouvions pas dans des idées un peu rétrogrades. Nous faisions alors partie d'une sous-section du club des supporters (le Kop de la Venise Verte) et nous avions tous envie d'adhérer à la nouvelle mouvance, à savoir animer et supporter les jours de match. Nous avons donc été une grande majorité à quitter la structure existante pour créer les Unicamox.
Comment avez-vous trouvé votre nom ?
Fidèle parmi les fidèles, c'est Damien Marché qui l'a trouvé. En latin, Camox veut dire Chamois. Les Chamois unis sont d'abord devenus les UNIS-CAMOX. Dans un communiqué de presse, Jacques Prévost a ensuite orthographié Unicamox. Nous avons trouvé ça joli et avons donc conservé ce patronyme (rires). Notre première réunion s'est déroulée le 5 février 2000 au bar "le Marmiton". De là est également né notre premier slogan : FFF (Fête, Fair-Play, Fidélité).
Quelles ont été vos principales difficultés durant ces dix années ?
Nous sommes évidemment très tributaires des résultats sportifs de l'équipe. Quand les résultats ne sont pas là, on note plus de tensions, moins d'investissement de la part de certains. Dans une petite association comme la nôtre, tout le monde doit mettre du sien, et ce dans n'importe quelles circonstances.
Quel est le rôle d'un club de supporters ?
Apporter un soutien inconditionnel au club, quelle que soit la division dans laquelle il évolue, et quel que soit son statut. Nous défendons des couleurs, une ville, et nous avons le sang bleu et blanc. On se doit d'animer (tifos), de chanter et bien sûr de nous déplacer à l'extérieur pour encourager notre équipe. D'ailleurs, mon frère Stéphane accomplira lors du dernier match de la saison à Bordeaux son 400ème déplacement !
Quels sont vos rapports avec les joueurs ?
Nous attendons bien sûr qu'ils viennent nous saluer. Nous avons entretenu d'excellents rapports avec des joueurs comme Bertrand Piton ou Pascal Braud. Aujourd'hui, tout se passe bien avec Simon Hébras, Quentin Bernard et bien d'autres. Sans parler de Franck Azzopardi qui a été en quelque sorte notre premier parrain.
Et avec les dirigeants du club ?
Nous nous devons de travailler main dans la main. Je tiens d'ailleurs à souligner que l'arrivée de Karim Fradin a été une très bonne chose.
Quels sont tes meilleurs souvenirs de supporter ?
Au niveau anecdotes, un déplacement à Nancy où un supporter local a retrouvé nos clés de voiture égarées sur le parking, un retour de Metz durant lequel nous sommes tombés en panne d'essence sur l'autoroute à... Saint-Maixent ou encore un voyage retour d'Amiens avec une boîte de vitesse capricieuse nous obligeant à revenir en seconde sur l'autoroute. Sur un plan purement sportif, la victoire en quart de finale de la Coupe de la Ligue 2001 contre Saint-Etienne, le déplacement à Monaco pour la demi-finale qui a suivi et un déplacement à Bordeaux pour lequel avions réussi l'exploit de partir à cinq cars de supporters ! 700 Niortais dans les tribunes du stade Chaban-Delmas, ça avait "de la gueule".
Nous réservez-vous une petite surprise pour le match de demain face au Mans ?
(Rires) La réponse est dans la question. Je tiens d'ailleurs à remercier tous les membres ayant contribué à cette surprise que vous découvrirez demain avant le coup d'envoi.
Si je te pose la question sur ton voeu le plus cher, tu vas me répondre : la montée en National !
Gagné !!!



















