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PHILIPPE HINSCHBERGER, ENTRAINEUR DE METZ

le 31 mars 2016
Interview adversaire


Philippe bonjour, peux-tu nous raconter dans quelles conditions s’est fait ce retour dans ton club de cœur?
C’est très simple. Je suis allé voir mes parents pendant quelques jours lors des fêtes de fin d’année et je suis revenu officiellement entraineur du FC Metz. Le président avait envie de changer son staff et a pensé à moi. Nous nous sommes rencontrés et tout cela s’est concrétisé le 24 décembre dernier. Un beau cadeau de Noël.

Tu as retrouvé à Metz un autre ancien Chamois, Christophe Marichez…
Oui, c’est le seul rescapé du staff précédent. Il n’est pas rare dans ces cas-là le cas que l’entraineur des gardiens reste un peu plus longtemps que les autres membres du staff. C’est avec grand plaisir que je l’ai retrouvé. Je l’avais quitté comme joueur, je ne le connaissais pas comme entraineur. Ça fait dix ans qu’il est au club et pour moi il a été d’une aide précieuse puisque je suis arrivé en plein milieu de saison. Nous n’avions que quinze jours pour préparer notre premier match et il m’a fait gagner du temps.

Tu as géré le Centre de Formation du FC Metz entre 1992 et 1996 au terme de ta carrière de joueur. Quel regard portes-tu sur cette formation messine 20 ans plus tard?
C’est le club en général qui a énormément grandi en 20 ans. C’est 3 à 4 fois ce que j’ai connu à l’époque: les vestiaires, les bureaux, les structures, la manière de travailler… Tout a évolué. Aujourd’hui le FC Metz fait partie des grands clubs français même si sa place sur ces dix dernières années est malheureusement plutôt en Ligue 2. Ce club a une histoire et un public avec 9 500 abonnés. Il a sa place en Ligue 1.

Comment avez-vous occupé cette période de trêve internationale?
Nous avons déjà six joueurs qui sont partis avec leur sélection ou en espoirs. Notre groupe s’est donc réduit et j’ai fait appel à des jeunes du Centre de Formation, ce qui n’est pas toujours possible le reste du temps. La première semaine a été faite de jeu, avec beaucoup de tonicité. Nous avons également joué un match amical contre un club de D2 belge, le RFC Seraing. C’est un club satellite qui sert au FC Metz pour placer ses jeunes qui sortent du Centre de Formation mais ne sont pas encore assez murs pour passer en professionnel. C’est un palier assez intéressant pour eux comme pour nous. Nous avons joué avec sérieux et gagné 3 à 1. Cela a permis à quelques joueurs d’avoir du temps de jeu et de se montrer, à l’exemple de Hein. Là, nos internationaux reviennent juste et nous devons faire le point avec eux sur leur voyage et leur état de fraîcheur. Les derniers entrainements seront adaptés en conséquence.

Après un passage à vide en février, vous vous êtes relancés avec deux victoires consécutives. De bon augure pour le sprint final?
Il nous fallait ça. Lorsque je suis arrivé on était à un petit point du podium et on s’est retrouvé à cinq points fin février. Il faut dire que nous n’avons pas étés forcément bien payés de nos prestations sur cette période. Je pense à notre défaite contre Le Havre où ils ont une seule frappe cadrée dans le match, ou au match nul contre Brest où on n’est pas attentifs sur les deux buts encaissés. On perd aussi à Clermont et à Nîmes contre le cours du jeu, à la dernière minute sur un drôle de but. Des défaites pas trop méritées à mon sens. A l’inverse on bat Ajaccio et le Paris FC sans faire de grands matchs, mais on a eu le mérite de réagir pour égaliser et prendre l’avantage. Aujourd’hui nous sommes à deux points du podium, cette fin de saison va donc être très importante…

Sur quels points as-tu mis l’accent auprès de tes joueurs pour préparer la réception des Chamois?
C’est difficile quand le groupe n’est pas au complet. Mais il n’y a pas besoin de le préciser, chacun comprend facilement la nécessité de gagner le plus de matchs possibles sur les sept restants. Si l’on veut accéder à la Ligue 1, il ne faudra pas trainer en route.

Entre deux équipes qui ont gros à jouer, à quel type de match faut-il s’attendre?
On va jouer devant plus de 10000 spectateurs, comme souvent. Ça pousse forcément à aller de l’avant, parfois de manière précipitée. Il nous arrive de prendre des contres donc il nous faudra être plus solides défensivement, même si les gens râlent un peu. Apres ça va dépendre de ce que va proposer Niort et dans quel état d’esprit ils vont attaquer ce match.

Nos Chamois n’ont perdu qu’une seule fois cette saison (en 8 rencontres) face aux 5 clubs actuellement en tête du championnat (ndlr: à Dijon). Est-ce de nature à t’inquiéter?
Non, on fait dire ce qu’on veut aux statistiques. C’est sans doute plus facile pour eux de jouer contre des équipes de tête que face à des équipes de fin de classement. Ce que je sais, c’est que ce match vaut cher pour les deux équipes même si la saison ne se terminera pas à la fin de ce match. J’ai pu observer cette équipe des Chamois lors de leurs derniers matchs à l’extérieur, je connais très bien leurs points forts et leurs faiblesses. Mais on va se focaliser sur nous-mêmes et faire en sorte de prendre notre destin en main sur cette fin de championnat.

 

Propos recueillis par Jérôme HENRI

JEAN-LUC VASSEUR, ENTRAINEUR DU PARIS FC STEVE MARLET, DIRECTEUR SPORTIF DU RED STAR JEAN-LUC VASSEUR, ENTRAINEUR DU PARIS FC STEVE MARLET, DIRECTEUR SPORTIF DU RED STAR
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