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JEAN-LUC VASSEUR, ENTRAINEUR DU PARIS FC

le 11 mars 2016
Interview adversaire

 

Jean-Luc bonjour, vous attendiez-vous à ce que ce soit aussi difficile lorsque vous avez repris cette équipe du Paris FC en novembre dernier?

Non, mais notre métier nous amène à devoir gérer les difficultés. Je dois être en capacité de trouver les solutions et c’est ce que j’essaie de faire au quotidien. Notre équipe était relégable quand je suis arrivé et elle l’est toujours aujourd’hui, avec un écart sur le premier non relégable un peu plus important. A mon arrivée il devait y avoir entre 12 et 15 blessés. Je me suis retrouvé à devoir convoquer quelques jeunes joueurs que je ne connaissais quasiment pas.

Quel est le message d’un coach à ses joueurs lorsqu’on est lanterne rouge?

Il faut continuer. Nous sommes nettement mieux dans le jeu depuis le début de l’année. C’est un boulot titanesque que je fais avec mon staff et ma direction, pour faire avancer les choses. Aujourd’hui nous sommes assez frustrés car nos six ou sept derniers matchs sont assez probants et n’ont rien à voir dans le contenu  avec une équipe lanterne rouge. La malchance perdure et il nous faut casser cette mauvaise spirale pour en créer une nouvelle. Contre Auxerre nous avons été l’équipe de Ligue 2 à avoir le plus frappé au but. Nous ne sommes pas payés mais nous allons persévérer. Le problème est que j’ai pris l’équipe en cours de route et que nous sommes pris par le temps. Je suis ennuyé pour les joueurs qui dépensent beaucoup d’énergie ainsi que pour la direction qui met les moyens. Je suis également déçu pour nos supporters et nos sponsors qui croient en notre club. L’évolution dans le jeu est bien visible mais désormais les résultats doivent suivre.

Ce match à Niort est-il votre dernier espoir de maintien?

Je n’ai jamais été bon dans le calcul. Je ne vois pas pourquoi nous serions au pied du mur et nous devrions nous dire « Il faut absolument gagner ce match». Nous jouons tous nos matchs pour chercher à les gagner, quelle que soit l’équipe en face. Si on gagne contre Niort mais que l’on perd tous les autres, je pense qu’on sera relégués. En revanche si on perd contre Niort mais que l’on gagne tous les suivants on se maintiendra très certainement. Ce match est peut-être capital mais tous les matchs sont capitaux. Voilà pourquoi nous les abordons tous de la même manière, avec la volonté de vaincre.

Quel regard portez-vous sur cette équipe des Chamois Niortais?

Elle est aussi dans une spirale assez négative, mais la situation est différente avec nous qui y sommes presque depuis le début. Niort a également changé d’entraineur mais ce changement est trop récent pour que nous puissions juger si ça leur sera bénéfique ou pas.

 Que pouvez-vous retenir du match nul à l’aller (1 à 1)  pour préparer ce match retour?

Il faut que l’on joue comme on a pu jouer récemment. A Ajaccio par exemple, nous prenons le point du match nul contre une très belle équipe qui va en faire souffrir d’autres. Nous avons aussi bougé des équipes comme Clermont ou Nancy. Les décisions arbitrales ne nous ont pas non plus aidés. On nous a refusé des buts injustement et on nous a réduits à neuf avec en plus un penalty contre nous. Nous sommes blessés mais pas abattus. Nos adversaires ont des qualités mais aussi des défauts et on les respecte mais nous débutons tous les matchs pour les gagner. On se préoccupe de nous avant tout.

Vous connaissez très bien le football parisien. Mis à part le Red Star les clubs franciliens (Paris FC et Créteil) peinent. Comment expliquez-vous cette difficulté à ancrer de manière pérenne 3 ou 4 clubs dans le championnat professionnel?

Je connais effectivement Créteil pour avoir fait monter ce club de National en Ligue 2. Ici au Paris FC le club vient de monter et se devait de redécouvrir le professionnalisme et se structurer en conséquence. La saison qui suit une accession est souvent très difficile. En région parisienne on a envie que tout aille très vite mais on oublie certaines choses. Le Paris FC a vraiment de l’ambition et a aussi des moyens très importants. Je regrette de ne pas avoir pu débuter la saison pour relever ce challenge. Comme toutes les capitales européennes Paris comporte plusieurs clubs et a en effet du mal à les stabiliser au haut niveau. La Corse, elle, y arrive mieux par exemple…

 

Propos recueillis par Jérôme HENRI

 

JEAN-LUC VANNUCHI, ENTRAINEUR D’AUXERRE PHILIPPE HINSCHBERGER, ENTRAINEUR DE METZ JEAN-LUC VANNUCHI, ENTRAINEUR D’AUXERRE PHILIPPE HINSCHBERGER, ENTRAINEUR DE METZ
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