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THIERRY LAUREY ENTRAÎNEUR DU GFC AJACCIO

le 14 mai 2015
Interview adversaire

 

Thierry bonjour. Jouer la montée quand on est promu, ce n’était sans doute pas prévu?

Non pas du tout évidemment. Mais bon, après la trêve hivernale on était bien classés. Notre projet n’incluait pas l’accession, mais on a fait un beau parcours retour pendant que d’autres équipes du haut de tableau ont abandonné des points en cours de route. C’est surprenant, presque inexplicable, en tous cas anormal par rapport aux budgets et effectifs d’autres clubs.

Dans quel état d’esprit se trouve votre groupe maintenant qu’il est si près de la consécration?

Les joueurs sont bien. On ne se prend pas la tête et on ne se l’est jamais prise. Nous sommes dans une situation où n’importe quel résultat contre Niort peut nous permettre de monter en Ligue 1. Une victoire ce serait assuré, un nul peut suffire et même une défaite si Nancy ne bat pas Angers et si Dijon ne gagne pas à Tours. Tous les joueurs sont conscients qu’on vit une chose inespérée. C’est une aventure extraordinaire que de pouvoir monter en Ligue 1, mais il n’y a pas de questions inutiles à se poser. Nous sommes toujours restés soudés. Et si ça doit venir, ça viendra.

A quel moment de la saison avez-vous commencé à y croire?

Il y a trois mois à peu près, en février. Nous avons joué à la suite Troyes, Angers et Dijon, et nous n’avons pas perdu. J’avais dit aux joueurs que ces trois rencontres allaient permettre de nous étalonner. A partir de là on a compris ce dont on était capables. On a vu comment on pouvait aborder ce type de rencontres. Sur les vingt dernières rencontres on n’en a perdu qu’une. Alors forcément on prend des points et on avance.

A quoi attribuez-vous cette réussite?

Surtout à notre très bon parcours lors des matchs retour. On avait 30 points à la trêve, on en a déjà pris 32 au retour. C’est mieux. Et comme je le disais, d’autres ont abandonné des points en cours de route. On nous a ouvert une porte et on s’y est engouffrés. Notre équipe a été la plus régulière mis à part Troyes. L’écart a commencé à se resserrer et nous en avons profité.

Comment expliquez-vous la bonne santé du football corse en général?

Bonne santé oui et non. Le CA Bastia va descendre en CFA et l’AC Ajaccio est en difficulté en Ligue 2. Mais nous et le SEC Bastia nous portons plutôt bien. Vous savez, en Corse, les budgets sont limités et au niveau des infrastructures il y a beaucoup de choses à améliorer. C’est peut-être ce qui donne encore plus envie de se surpasser, de donner le meilleur de soi-même. C’est une question d’identité, de mentalité, d’état d’esprit et de passion.

Quelles erreurs faudra-t-il éviter pour obtenir cette incroyable accession qui vous tend les bras?

Déjà commençons par rester nous-mêmes. Sur et en dehors du terrain. On a décidé (jusqu’à ce mercredi inclus) d’éviter la presse. On a rempli notre contrat vis à vis d’elle. Quand on est à la porte de la Ligue 1, forcément on intéresse plus de monde. Nous avons pris cette décision afin de protéger les joueurs de cet envahissement et de nous préparer du mieux possible. Et puis aujourd’hui tous les billets sont vendus, le stade sera archi plein. Mes joueurs sont des hommes responsables qui savent ce qu’ils doivent faire.

Que pensent vos dirigeants de cette fulgurante ascension?

Ils sont super contents! C’est inattendu, c’est une agréable surprise. Mais c’est également un peu d’inquiétude. Car le cahier des charges quand on est en Ligue 1 est lourd et compliqué. Les dirigeants sont intelligents et le président extraordinaire. Je sais qu’ils seront capables de rassembler toutes les forces d’Ajaccio pour tout bien mettre en place. Mais déjà, il faut battre Niort.

Justement les Chamois Niortais sont dans une période plutôt faste actuellement. Pourtant vous allez devoir les battre…

Ce serait l’idéal. Même si comme je le disais, suivant les résultats des autres équipes, ça peut ne pas être obligatoire. Mais je respecte trop Niort avec qui j’ai d’excellente relations. Je m’entends très bien avec Karim Fradin, Joël Coué et Régis Brouard. Je connais également Paul Delecroix et on a eu Matthieu Sans l’année dernière.  Niort a pris 29 points dans la phase retour et n’a perdu que deux fois. Avoir connu leurs difficultés de début de saison et en être là où ils en sont aujourd’hui, cela veut dire qu’ils ont fait du bon travail.

Un petit message pour terminer?

J’aimerais qu’on puisse fêter la montée par une victoire devant notre public. L’année dernière, quand on est montés de National en Ligue 2 ça s’est concrétisé lors d’une défaite à Amiens, les autres résultats nous étant favorables. Ça n’a pas forcément le même goût…

 

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

 

JEAN-LUC VANNUCHI ENTRAÎNEUR D’AUXERRE DENIS ZANKO ENTRAÎNEUR DE LAVAL JEAN-LUC VANNUCHI ENTRAÎNEUR D’AUXERRE DENIS ZANKO ENTRAÎNEUR DE LAVAL
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