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CEDRIC DAURY ENTRAÎNEUR DE CHÂTEAUROUX

le 27 avril 2015
Interview adversaire

 

Cédric bonjour, quel est l’état d’esprit de vos joueurs après cette victoire arrachée sur le fil contre Auxerre?

Forcément meilleur. Ça fait du bien aux joueurs qui sont enfin récompensés, car ça faisait un moment que ce n’était pas arrivé. Déjà, notre dernière sortie à Laval avait laissé entrevoir des progrès. Nous avions dominé sans pouvoir concrétiser. Les joueurs ont besoin de matérialiser leurs progrès en terme de points. En tous cas cela procure de la confiance.

Malgré tout vous restez relégables, vous visez désormais la 18ème ou la 17ème place?

Dans notre situation, on n’extrapole pas sur les aspects extra-sportifs. On reste concentrés sur notre sujet qui est avant tout sportif. Il concerne les progrès à mettre en place pour arriver à un contenu footballistique de meilleure facture. Je dispose d’un groupe très jeune qui vit une saison difficile. Quand j’ai pris mes fonctions, il n’avait remporté que trois matchs sur vingt-cinq. Il faut être réaliste, on déplore beaucoup de déficit. Alors on se focalise sur le travail qui doit nous permettre de nous améliorer collectivement.

Votre force de caractère est légendaire (NDLR: elle lui a notamment permis de vaincre un cancer de la parotide). C’est ce que vous essayez de transmettre à vos joueurs?

Bien sûr. Ce sont des valeurs de combat, de ne jamais rien lâcher, de travail. J’essaie de leur inculquer de croire toujours en soi, d’avoir la foi en ce qu’on fait. Ce sont des valeurs obligatoires dans la vie, qu’on doit savoir transposer dans le football. C’est mon leitmotiv que de donner toujours le meilleur de soi, de toujours y croire, de posséder le mental nécessaire pour pouvoir se surpasser. C’est mon karma de vie.

Vous êtes également réputé pour donner leur chance à de jeunes joueurs. Ce sera la solution pour vous en sortir?

Oui. J’ai souvent lancé de jeunes joueurs et je pense que c’est notre job de leur mettre le pied à l’étrier. Il faut les former puis leur permettre de lancer leur carrière dans les meilleures conditions. En tous les cas, dans notre situation cela amène de la fraîcheur. Après, les jeunes joueurs ont quelquefois du mal à bien comprendre les exigences du haut niveau. Il faut les aider à assimiler cette obligation.

Vous avez terminé votre carrière de joueur et commencé celle d’entraîneur à Châteauroux. Impossible donc de refuser l’offre de vos dirigeants lorsqu’ils vous ont récemment intronisé?

Oui forcément. La Berrichonne fait partie intégrante de mon parcours dans le football. Je me voyais mal refuser une telle proposition. A Châteauroux, je me suis occupé de pratiquement toutes les catégories. Il s’agit d’un club particulier pour moi. Je savais qu’il y allait avoir beaucoup de travail, que ce serait difficile. Mais préparer la suite dans une phase de reconstruction me plaît.

Vous qui avez été un redoutable buteur, comment réagissez-vous avec vos attaquants qui semblent en difficulté?

Marquer des buts, c’est le mélange de beaucoup de choses. Du travail bien sûr, également une part de talent mais aussi beaucoup de confiance. C’est sur ce dernier aspect que j’insiste. Mais bon, on sait que les attaquants dépendent beaucoup du collectif. Et nous, soyons honnêtes, on a du mal à être dominateurs et à avoir l’emprise sur les rencontres. Donc nous avons encore moins le droit à l’erreur. Il faut redoubler d’efforts, c’est ce qui amènera la réussite.

Les Chamois Niortais viennent de perdre après une série de dix matchs sans défaite. Est-ce un avantage pour vous?

Non. Je m’attends plutôt à une réaction de leur part. Ce qu’il faut noter, c’est plutôt leur bonne dynamique avant cette défaite. Malheureusement, en ce moment c’est notre lot de rencontrer ce genre d’équipes. Niort est dans la continuité, ils ont trouvé leur rythme de croisière. Cela doit nous forcer à être encore plus déterminés, et pas nous inhiber. Aujourd’hui je note du mieux dans le contenu. On voit les progrès que nous réalisons, c’est ce qui m’intéresse. Après, il y a l’adversaire… Quand on connaît un début difficile comme Niort et qu’on parvient à s’en sortir, c’est la preuve d’une réelle évolution. Il y a eu une grosse prise de conscience. On devra donc être très solides face aux Chamois.

 

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

ALEXANDRE DUJEUX ENTRAÎNEUR DE TOURS OLIVIER ECHOUAFNI ENTRAÎNEUR DE SOCHAUX ALEXANDRE DUJEUX ENTRAÎNEUR DE TOURS OLIVIER ECHOUAFNI ENTRAÎNEUR DE SOCHAUX
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