Retour

VICTOR ZVUNKA ENTRAÎNEUR D’ARLES-AVIGNON

le 2 avril 2015
Interview adversaire


Victor bonjour, quel mini bilan dressez-vous depuis votre arrivée à Arles-Avignon au début de l’année?

Ce que je peux constater, c’est qu’on a pris 12 points depuis mon arrivée le 29 décembre. Même si à mon avis il en manque un peu. Nous avons réussi à rattraper Châteauroux, maintenant il faut qu’on comble notre retard (4 points) sur Tours.

Dans quel état avez-vous trouvé l’équipe?

Une équipe qui avait la tête à l’envers. Ils venaient de se faire éliminer de la Coupe de la Ligue, de prendre 4-0 à la maison face à Troyes. Il a fallu remettre un peu d’ordre dans le travail au quotidien. Certains joueurs avaient pris de mauvaises habitudes, j’ai recadré tout ça. J’avais également assisté à plusieurs matchs et m’étais rendu compte qu’il manquait des joueurs avec l’expérience de la Ligue 2. Certains avaient celle de Ligue 1, d’autres de National. On a recruté quatre ou cinq joueurs avec ce profil qui nous ont apporté le sang neuf nécessaire.

Ce n’est pas la première fois et ce n’est pas choisir la facilité que d’accepter de tels défis à relever. Qu’est-ce qui vous motive?

En premier lieu essayer que l’équipe s’en sorte. Ensuite c’est dans mon tempérament de ne jamais baisser les bras. Je prends du plaisir à tenter de faire rebondir un groupe en instaurant de la rigueur, du travail et de l’envie. On fait un métier extraordinaire. Moi, depuis mes débuts dans cette fonction au Matra Racing en 1984, je me suis retrouvé entraîneur du jour au lendemain. La veille j’étais joueur! Tant que ce métier me rendra aussi vivant sur mon banc, j’aurai envie de continuer.

Depuis vos débuts d’entraîneur au RC Paris en 1984, dans quel club avez-vous connu le plus de difficultés?

Comme ça à chaud je dirais peut-être à Châteauroux quand je suis arrivé en 1993. Il y avait pas mal de joueurs cadres qui avaient besoin d’un gros coup de boost. Mais également ici, à Arles-Avignon. Quand on accuse 10 points de retard sur le premier relégable, ça laisse forcément des traumatismes. Sinon, ailleurs, ça s’est plutôt bien passé. Mais la grosse différence, c’est que ces équipes je les avais prises vers octobre/novembre. 

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage au sein des Chamois Niortais (1988-1991)?

Tout d’abord un groupe de dirigeants merveilleux avec qui il était très facile de travailler. Toujours disponibles, toujours derrière moi. On pouvait avoir une réunion impromptue, pas de problème. Il régnait une merveilleuse ambiance entre nous. Ensuite, le cadre de vie. Niort est une ville où il fait bon vivre. Moi qui aime le soleil et la mer, on allait souvent à La Rochelle en famille. Mais attention, j’ai vécu plus de moments difficiles que de moments agréables. Déjà, mon arrivée après Parizon qui avait laissé son empreinte dans le club n’a pas plu à tout le monde. Des pancartes autour du stade avec des « Zvunka dehors« , j’en ai vues. Mais je peux le comprendre. C’était logique de la part de certaines personnes qui supportaient un entraîneur. Puis il y a eu le dépôt de bilan. Malgré tout je garde un très bon souvenir de mon passage. Niort est un des clubs où je me suis le plus plu.

Votre victoire en Coupe de France 1976 comme joueur avec l’OM, est-ce votre meilleur souvenir?

Ça en fait forcément partie. Mais il y a aussi ma sélection en équipe de France. Je regrette de n’en avoir connu qu’une malgré une bonne prestation de ma part. Puis deux bonnes saisons à Laval, la montée en Ligue 1 avec le Matra Racing. Egalement mes débuts professionnels au FC Metz. Je formais la charnière centrale avec Joël Muller, un meneur, et j’avais eu la chance de marquer un but contre l’OM, et à Marcel Aubour qui à l’époque était un des meilleurs gardiens français.

En tant que joueur, quel entraîneur vous a le plus marqué?

Assurément Michel Le Milinaire. J’étais son capitaine à Laval. Il savait faire passer ses messages, créer une osmose entre jeunes et anciens, et se montrait très fort psychologiquement. Mais il y a eu aussi René Vernier à  Metz au début des années 70. Les centres de formation existaient juste. Et ce qu’on y travaille aujourd’hui, je le faisais déjà à l’époque avec lui.

A quel type de rencontre vous attendez-vous vendredi soir?

Ce sera un match serré. Niort est sur une bonne dynamique et veut assurer son maintien rapidement. Nous on veut s’en sortir. On se déplace pour ramener au minimum un point. En tous cas je pense qu’on assistera à une belle rencontre.

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

HENRI SAIVET, ATTAQUANT DE BORDEAUX PABLO CORREA ENTRAÎNEUR DE NANCY HENRI SAIVET, ATTAQUANT DE BORDEAUX PABLO CORREA ENTRAÎNEUR DE NANCY
Réagir à cet article
poujoulat_Chem_2017_sansBL_FrblancMacif blancLogo Westlink blancLogo CA blancerima blancCG-2018_blancrégion_NA-BlancLogo Departement blancLogo Ville de Niort blancLogo CAN blanc
Ensemble atteindre les sommets