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JEAN-MARC FURLAN ENTRAÎNEUR DE TROYES

le 26 février 2015
Interview adversaire

 

Jean-Marc bonjour. Troyes est leader avec huit points d’avance après 25 journées, vous aviez prévu cela?

Pas vraiment, c’est une belle surprise. Même si notre mission a toujours été de nous mêler à la lutte pour les trois premières places, je ne m’attendais pas à un tel succès. Quand on est entraîneur, on cherche toujours à maîtriser le maximum de paramètres. Mais comme le disait Elie Baup, les mauvaises surprises ne sont pas des surprises. On s’était préparés à être dans le dur, en nourrissant de grosses ambitions.


Quand on se trouve dans votre position, quel message faire passer aux joueurs?

Etre leader est plus facile que lutter pour le maintien ou se situer dans le ventre mou. L’intérêt est de savoir maintenir la performance, les résultats. On jouit d’un statut particulier, la dimension est plus grande. Tous nos adversaires n’ont pour but que de nous faire tomber. C’est un vrai challenge. Je m’appuie là-dessus et sur la concurrence. Le joueur doit sentir à la fois la confiance du coach, mais également que quelqu’un est prêt à prendre sa place. On est loin d’être arrivés. Mais si on en est là aujourd’hui, ce n’est pas non plus le fruit du hasard. 


Aujourd’hui vous ne pouvez plus avancé masqué, la montée en Ligue 1 est votre unique objectif…

C’est même obsessionnel, compte tenu du nombre de points pris. Certes on sort d’une série de matchs difficiles, mais je sais par expérience que le money-time se joue dans les cinq ou six dernières journées. Il faut qu’on soit capables de renouveler une série.


Pourtant depuis quatre rencontres votre équipe accuse un petit coup de moins bien…

C’est sûr, si on compare à notre série de sept victoires consécutives. Dans ces cas-là il faut savoir limiter la casse. Avec la victoire à trois points, comme on stagne en faisant des nuls,  on doit être capables de ne pas perdre et d’attraper quelques victoires lors des moments plus compliqués comme celui qu’on vient de vivre. On s’y attendait, ce n’est pas une surprise. Normalement on sait repartir aussitôt.


A contrario les Chamois Niortais semblent retrouver un peu de dynamisme. Comment jugez-vous notre équipe?

C’est une équipe composée de joueurs très intéressants techniquement. Comme Roye, Martin, Diaw ou Koné qui est également un excellent buteur. Par rapport à toutes ces qualités, Niort mériterait un meilleur classement. Mais ce qui leur arrive est souvent lié au fait qu’ils aient réussi une excellente dernière saison et qu’il est toujours dur de confirmer derrière. C’est sûr, vendredi on s’attend à un match compliqué.


Au match aller le score de votre victoire (4-1) avait semblé un peu sévère. Est-ce également votre avis?

Oui c’est vrai, la rencontre avait été équilibrée dans l’ensemble. La saison dernière, quand nous avions rencontré Caen, Lens et Metz, nous avions dominé lors des six rencontres mais pas réussi à gagner. Et ce sont ces trois équipes qui sont montées. Il faut trouver le point de jonction entre la cohérence du jeu et l’efficacité. Depuis le 15 mai jusqu’à maintenant, on est dans la permanence de performance. On allie fond de jeu et efficacité. Ce n’était pas le cas l’année dernière, où l’on dominait mais finissait par perdre ou faire match nul.


Craignez-vous un quelconque relâchement de vos joueurs, vu le « matelas » dont vous disposez?

Je crains toujours tout. Je suis d’un naturel pessimiste. Même si je répète toujours aux joueurs de se montrer audacieux et de prendre des risques. On peut avoir un relâchement entre la 24ème et la 30ème journée. Mais si on l’accuse entre la 33ème et la 38ème, on est morts. Il n’y a jamais eu d’exception. Ceux qui ont été bons pendant les six dernières journées sont toujours montés. Alors si on doit subir un petit coup de moins bien, mieux vaut que ce soit aujourd’hui.


Avez-vous déjà rencontré les Chamois Niortais durant votre carrière de joueur?

Oh oui. Comme je suis originaire de la région bordelaise, je les ai souvent affrontés en cadet, junior puis avec la réserve bordelaise. Affronter Niort ou Angoulême, pour nous c’était un classique.


Comment décririez-vous les Chamois Niortais?

Je suis leur renouveau et ça me fait plaisir. Mais je sais qu’on travaille bien à Niort. Vous avez comme entraîneur des u19 un certain Carl Tourenne qui a été mon capitaine. Un personnage extraordinaire, brillant et compétent. Il était un excellent joueur, mais un homme encore plus grand. Il savait gérer les problèmes. Il était mon relais.

A quel type de rencontre vous attendez-vous vendredi soir?
Troyes et Niort sont deux formations techniques qui proposent du jeu. Niort peut avoir une plus grande possession. Après, l’équipe qui marquera la première devrait voir son monopole diminuer. S’il y a des buts…

 

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

BERNARD CASONI, ENTRAINEUR DE VALENCIENNES STEPHANE MOULIN ENTRAÎNEUR D’ANGERS BERNARD CASONI, ENTRAINEUR DE VALENCIENNES STEPHANE MOULIN ENTRAÎNEUR D’ANGERS
Réactions
  • Patrick, le 27 février, 2015 à 09:20 :

    Modestie & justesse du propos, ex bon joueur & et actuel bon entraineur, un homme qui fait honneur à sa profession.
    Certains surtout en Ligue 1 (il y sera bientôt) devraient prendre exemple …
    Bravo Mr Furlan.
    Ceci étant si on peut prendre 3pts ce soir, ne nous en privons pas cela confirmerait le match de Valenciennes, mais un nul contre cette équipe serait déjà une petite victoire, il n’y aurait pas à rougir.

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