Retour

BERNARD CASONI, ENTRAINEUR DE VALENCIENNES

le 19 février 2015
Interview adversaire


Bernard bonjour, quel est votre sentiment après ce match nul obtenu à Créteil?

Il fallait avant tout arrêter cette spirale de défaite. Cela ne tenait pas à grand-chose et c’était à nous de faire basculer le match de notre côté, ce que nous avons en partie réussi à faire pour obtenir ce point à l’extérieur.

 

Valenciennes est aujourd’hui à la lutte pour le maintien. Malgré le contexte défavorable (préparation tronquée), vous attendiez-vous à ces difficultés au moment de prendre l’équipe l’été dernier?

Non. Sur le plan sportif je ne m’attendais pas à cela. Si nous pouvons améliorer cette situation nous le ferons, mais il est clair que l’objectif est et reste le maintien.

 

Quelle est votre analyse sur cette mauvaise spirale?

Nous avons eu une succession de matchs avec des suspensions et des blessures. Aujourd’hui ce n’est donc pas illogique de se retrouver à cette position, tout simplement. Nous avions réussi à nous donner un peu d’air fin 2014. Etant donc passés par là nous savons ce qu’il nous reste à faire. Hélas tout peut aller très vite et nous ne sommes pas non plus à l’abri d’une mauvaise série comme nous venons de vivre.

 

Comme les Chamois Niortais vous avez 1 point d’avance sur la zone rouge, votre dernière victoire a été obtenue face à Châteauroux et vous restez sur 8 matchs sans victoire. Ne risque-t-on pas de voir des acteurs crispés vendredi soir?

Notre but est de jouer, comme on a pu le faire à Créteil. Mais nous savons aussi que nous jouons avec nos moyens. Restons concentrés au maximum sur le jeu, comme lors de notre dernier match. L’enjeu ne doit pas prendre le pas sur le jeu.

 

A quel type de rencontre vous attendez-vous?

Je m’attends seulement à ce que nous fassions notre match. L’adversaire, nous faisons avec quel qu’il soit. Contre Auxerre par exemple, on s’est lâchés et on fait un bon match malgré la défaite. On ne s’est pas préoccupés de l’équipe adverse. Nous voulons rester dans l’optique de jouer et de rester concentrés.

 

Dans cette équipe niortaise, y a t-il des qualités dont vous vous méfiez particulièrement?

Non. Tous les adversaires ont leurs qualités et leur façon de jouer. Nous avons aussi nos propres qualités et nous savons ce que nous devons faire. Nous préparons le match contre Niort comme tous ceux que nous avons préparés jusqu’à maintenant. Il nous manque juste ce petit quelque chose qui fera basculer le match de notre côté et c’est à nous d’aller le chercher. On a su le faire il y a 3 ou 4 mois lorsque nous étions dans une situation encore pire que celle d’aujourd’hui. C’est en continuant à travailler tous ensemble, en mettant en application ce que nous faisons à l’entrainement et en étant rigoureux et concentrés que l’on s’en sortira. Mais nous ne découvrons rien. Nous savions que de là où nous sommes partis la saison serait longue.

 

Quels souvenirs gardez-vous du match aller (3-0 pour Niort et une expulsion valenciennoise)?

Nous avions fait une bonne première mi-temps et le score à la pause était sévère. Nous étions en pleine construction… et nous le sommes encore. Les blessures et suspensions ne nous ont pas aidés mais tout cela fait partie des aléas d’une saison.

 

Vous allez ensuite vous déplacer deux fois chez des concurrents directs pour le maintien, puis rencontrer deux prétendants à la montée. Vous êtes-vous fixé un objectif pour fin mars?

Non, du tout. Il y a 5 mois, nous avons reçu deux fois de suite à la  maison et nous avons gagné les deux fois. Il n’y a aucune logique. La seule logique est celle du terrain, de l’application et du comportement. Si je commence à faire des calculs en fonction des réceptions, des déplacements ou du classement de l’adversaire, on ne joue plus. En tous cas c’est ma façon de penser et de travailler.

 

Vous avez entrainé aux trois premiers échelons français et également à l’étranger. Quelles sont les clefs du succès pour un entraineur de Ligue 2 française?

Il est vrai que j’ai connu un peu toutes les divisions et toutes les situations: la lutte pour le maintien, l’accession, etc… Il n’y a qu’une chose qui est payante c’est la régularité, quel que soit le championnat. Tous les entraineurs font travailler et tous les joueurs travaillent dans le même sens avec l’objectif d’être le plus performant possible sur le terrain. Mais il y a aussi d’autres paramètres qui rentrent en ligne de compte: l’aspect psychologique notamment, ou les moyens dont on dispose également. Mais ce n’est pas parce que l’on a tous les moyens que l’on est pour autant garantis de faire une bonne saison. Le plus important c’est d’être cohérent à tous les niveaux, y compris en dehors des aspects techniques.

 

Propos recueillis par Jérôme HENRI

 Crédit photo: © VAFC – Photo F. Lo Presti

 

OLIVIER DALL’OGLIO ENTRAÎNEUR DE DIJON JEAN-MARC FURLAN ENTRAÎNEUR DE TROYES OLIVIER DALL’OGLIO ENTRAÎNEUR DE DIJON JEAN-MARC FURLAN ENTRAÎNEUR DE TROYES
Réagir à cet article
poujoulat_Chem_2017_sansBL_FrblancMacif blancLogo Westlink blancLogo CA blancerima blancCG-2018_blancrégion_NA-BlancLogo Departement blancLogo Ville de Niort blancLogo CAN blanc
Ensemble atteindre les sommets