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JEAN-LUC VANNUCHI ENTRAÎNEUR D’AUXERRE

le 17 décembre 2014
Interview adversaire

 

Jean-Luc bonjour. Entraîner l’AJ Auxerre, club contre lequel vous avez démarré votre carrière professionnelle de joueur, est-ce un signe du destin?

Effectivement j’ai connu ma première titularisation en Ligue 1 avec Nice face à Auxerre. C’est rigolo. Aujourd’hui j’en suis devenu l’entraîneur. Oui, sûrement le destin…

Vous avez commencé à entraîner à l’âge de 35 ans. Ce sont les blessures à répétition ou une réelle vocation qui vous ont propulsé sur le devant de la scène si jeune?

Une vocation je ne sais pas. Toujours est-il que j’ai obtenu mon BE1 à 18 ans, alors que j’étais à Nice. J’ai entamé les démarches rapidement. J’ai vite eu de l’intérêt pour cette fonction. Dans ma carrière de joueur j’ai souvent porté le brassard, été le relais des coachs, dans la réflexion, la tactique… Mais oui, les blessures m’ont obligé à arrêter de jouer prématurément. Je venais de subir une quatrième opération de l’épaule, il fallait faire une transplantation musculaire au niveau grand pectoral droit.

De quel club gardez-vous les meilleurs souvenirs de joueur?

De Guingamp, où j’ai eu la chance de disputer une finale de Coupe de France contre mon club formateur et participé à la coupe Intertoto. De Nice également, où nous avons obtenu un titre de champion de France de Ligue 2. A Cannes et à Nîmes il ne s’est rien passé de particulier, sportivement j’entends.

Vous n’avez pas le profil du Corse bouillant qu’on a l’habitude de décrire. Apparence ou réalité?

Cela dépend des moments. Comme joueur je l’étais beaucoup plus. Ce ne sont pas des choses qu’on peut inculquer lorsqu’on est entraîneur. Mais je peux me montrer bouillant par moments, péter les plombs lorsque je ressens une injustice. C’est également le cas de Régis (Brouard) il me semble. Je pense être quelqu’un de posé et réfléchi. Trop des fois…

Un homme du Sud éprouve-t-il plus de difficultés à entraîner un club comme Auxerre?

Sincèrement non. Mon intégration a été rapide, j’ai été vite accepté et l’ambiance est bonne. 

L’ombre de Guy Roux plane t-elle toujours au-dessus du stade de l’Abbé-Deschamps?

On voit plus que son ombre. Il passe de temps en temps, sa présence se sent. Il est d’ici, habite dans le coin et a pratiquement créé le club. On se salue courtoisement et respectueusement, mais il n’intervient pas dans mes décisions.

Quels objectifs ont été fixés par vos dirigeants?

Le club est en reconstruction. Beaucoup de joueurs sont partis et on a enregistré 14 arrivées. Mais le statut et la renommée d’un club comme Auxerre font qu’il se doit de participer au haut du tableau. On tente des choses différentes, on programme des projets de jeu. Mais oui l’objectif pour Auxerre est de retrouver la Ligue 1 assez rapidement.

Votre début de saison est-il conforme à vos attentes?

On a connu des débuts difficiles, notamment à cause de blessures de joueurs majeurs (Gragnic, Sammaritano et Nabab). Toute notre ligne offensive s’est retrouvée sur le flanc. On a fait jouer des 95 et des 96, avec leurs qualités mais également leurs défauts. En fin de mercato sont arrivés Mulumba, Fontaine et Baby, et nous avons retrouvé un classement plus conforme à nos qualités. On traîne toujours ces trois défaites consécutives contre Orléans, Dijon et Valenciennes. Malgré ça on reste sur une seule défaite en douze rencontres. Ce que l’on propose est cohérent mais pas encore suffisant pour mieux figurer.

Vous éprouvez plus de difficultés à domicile qu’à l’extérieur. A quoi l’attribuez-vous?

Nous étions partis sur deux options différentes, à savoir se montrer disciplinés costauds et rigoureux à l’extérieur, et plus offensifs à la maison. A tort car à domicile on a été moins structurés, on a libéré trop d’espaces à nos adversaires et on s’est fait punir. Depuis Châteauroux nous avons modifié notre approche des réceptions. C’est sûrement moins beau à voir, moins châtoyant… Mais dans ce championnat il est très difficile d’être à la fois beau et efficace.

Comment jugez-vous les Chamois Niortais?

Cette équipe dispose d’un collectif bien huilé et de bonnes individualités. Il n’y a pas eu de gros bouleversements à l’intersaison. Barbet a remplacé Pallois et Koné a remplacé Sala. Les autres étaient tous pratiquement déjà là. Il existe à Niort une vraie ossature. Nous, notre équipe a été modifiée à plus de 80%. On ne dispose pas encore de cette maîtrise collective. Niort est une équipe séduisante.

A quel type de rencontre vous attendez-vous vendredi soir?

Difficile bien sûr, même si en ce moment Niort se montre un peu moins efficace. Il nous faudra exploiter les situations qu’ils voudront bien nous laisser.

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

 

 

OLIVIER ECHOUAFNI ENTRAÎNEUR DE SOCHAUX THIERRY LAUREY ENTRAÎNEUR DU GFC AJACCIO OLIVIER ECHOUAFNI ENTRAÎNEUR DE SOCHAUX THIERRY LAUREY ENTRAÎNEUR DU GFC AJACCIO
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