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OLIVIER ECHOUAFNI ENTRAÎNEUR DE SOCHAUX

le 11 décembre 2014
Interview adversaire

 

Olivier bonjour. Entraîner un club emblématique comme Sochaux, est-ce compliqué pour un jeune entraîneur?

Aujourd’hui il est compliqué d’entraîner, quel que soit le club ou la division dans laquelle il évolue. La pression est différente suivant les clubs, les enjeux économiques également. En tous cas je suis très fier de pouvoir entraîner un club aussi prestigieux.

A quel moment avez-vous été sûr que vous vous dirigeriez vers cette nouvelle carrière?

Je l’ai su rapidement. Pendant ma carrière de joueur j’ai passé mes diplômes puis, quand elle s’est arrêtée, j’ai passé le dernier degré pour pouvoir diriger des professionnels. J’ai toujours eu cette vocation à enseigner. Sur le terrain, j’aimais conseiller. D’ailleurs, avant de savoir que j’allais devenir pro, je me dirigeais vers un professorat de sport.

Quel entraîneur vous a particulièrement marqué durant votre carrière de joueur?

J’en ai connu en tout 17! Dont beaucoup à Marseille. Disons que Gili, Goethals, Le Guen, Mankowski ou encore Antonetti font partie de ceux qui m’ont donné la fibre. Avec d’autres au contraire je n’ai pas adhéré, comme Halilhodzic ou Bolöni.

Le début de championnat de Sochaux est-il conforme à vos attentes?

Ça dépend à quel moment. Au tout début non, on a un peu trop tâtonné. Aujourd’hui disons qu’on se trouve dans une première partie de tableau plus conforme à nos attentes. Mais tout reste fragile. N’oublions pas que le groupe a été profondément remanié. Nous avons enregistré 27 départs pour 9 arrivées! Le chantier reste donc très important.

Après la relégation vos dirigeants vous ont-ils demandé une remontée immédiate?

Il n’y a pas d’objectif précis, mais ce club doit se montrer ambitieux et retrouver l’élite au plus vite. Est-ce que ce sera dès cette saison, la saison prochaine? Impossible de le dire car il reste beaucoup d’incertitudes.

Le futur désengagement de Peugeot est-il perturbant pour votre staff et vos joueurs?

Chacun s’occupe de son domaine, mais il est certain qu’il s’agit d’un moment très important pour le club. Peugeot et Sochaux sont liés depuis plusieurs décennies. Ce sera un énorme changement qu’il faudra pourtant traverser. Nous, staff technique et joueurs, on se concentre sur le terrain. On n’a que ça à faire.

Votre récente élimination en Coupe de France peut-elle être considérée comme un accident?

Un accident je ne sais pas, toujours est-il que cela reste une énorme déception. On avait fait de cette Coupe de France un de nos objectifs et nous voulions aller le plus loin possible. Il existe une réelle histoire entre cette compétition et le FC Sochaux Montbéliard, même si notre quotidien reste le championnat.

Comment considérez-vous votre futur adversaire niortais?

C’est une équipe qui pour moi n’est pas du tout à sa place. Quand je vois leur projet de jeu, je me demande ce qu’ils font là. On sait que dans le football il faut avoir aussi un peu de réussite. Elle a dû les fuir à certains moments.

A quel type de rencontre vous attendez-vous vendredi soir?

A une rencontre compliquée. Mais elles le sont toutes. Celle contre Angers qui suivra le sera également. Niort est un club qui connaît bien la Ligue 2, et la saison dernière cette équipe avait réussi un championnat de qualité. Les joueurs se connaissent bien, leur collectif est bon et ils possèdent en plus quelques individualités. Il existe une réelle osmose et je pense qu’aujourd’hui ils ne sont pas loin de la vérité.

Vous qui avez été formé à l’Olympique de Marseille, comment expliquez-vous le renouveau de votre club formateur?

C’est un tout. Un nouvel entraîneur et de nouvelles méthodes font qu’il souffle aujourd’hui un vent de fraîcheur. En plus dans un nouveau stade où le public peut jouer encore plus son rôle de douzième homme.

Le rôle de Marcelo Bielsa est-il prépondérant dans l’excellente saison des Marseillais?

Il demande énormément à ses joueurs au niveau athlétique. Ils font beaucoup d’efforts. Maintenant je suis curieux de voir comment ça va se passer sur la durée. Aujourd’hui ils jouent bien, sont en tête et en confiance. Leurs résultats le confirment et tous les voyants sont pour le moment au vert.

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

JORDAN CHORT JOUEUR D’ANGLET JEAN-LUC VANNUCHI ENTRAÎNEUR D’AUXERRE JORDAN CHORT JOUEUR D’ANGLET JEAN-LUC VANNUCHI ENTRAÎNEUR D’AUXERRE
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