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PABLO CORREA ENTRAÎNEUR DE NANCY

le 30 octobre 2014
Interview adversaire

 

Pablo bonjour, vous devez être satisfait de votre début de championnat?

Oui bien sûr. Par rapport aux jeunes joueurs que nous avons fait débuter, je suis content et de leur progression individuelle, et de celle du groupe. Bien que nos premiers résultats à domicile où nous avons concédé quatre matchs nuls en ayant mené trois fois me laissent un petit goût d’amertume. C’est dû au manque d’expérience que nous avions à ce moment-là.


Un club comme l’AS Nancy-Lorraine peut-il se permettre de rester en Ligue 2?

Oui la preuve, puisque c’est notre deuxième saison. Mais il est vrai que le club dispose d’un statut et est configuré pour jouer en Ligue 1. Mais ce n’est pas simplement l’organisation qui fait que… Mais aussi la valeur des joueurs. Des équipes comme Nancy qui naviguent entre la Ligue 1 et le Ligue 2, il y en a de plus en plus. Il ne faut pas prendre ça comme une fatalité, faire preuve de l’humilité nécessaire et croire en son avenir sans pleurer.


Votre voisin lorrain, le FC Metz, vient d’accéder à la Ligue 1. Cela vous met-il une pression supplémentaire?

Non pas du tout. L’inverse s’est déjà produit, et je pense que pour la Lorraine et l’Est de la France en général, il est préférable que Nancy, Metz, Sochaux ou encore Strasbourg évoluent en Ligue 1. Je le vois plus comme une concurrence saine qui tire tout le monde vers le haut.


L’AS Nancy-Lorraine a été entraînée par des coachs prestigieux comme Arsène Wenger et Aimé Jacquet, pour ne citer qu’eux. Comment vivez-vous le fait de faire partie de cette confrérie?

Personnellement, je trouve qu’il est très difficile de se mettre à la hauteur de ces entraîneurs-là. Je le vis comme une chance. Je suis un privilégié et je le sais. Mais le moteur, c’est le fait de réussir.


Ce club de Nancy semble taillé pour vous: c’est le seul que vous avez connu en France en tant que joueur, et c’est la deuxième fois que vous l’entraînez…

Je pense plutôt être taillé pour Nancy. J’ai toujours eu le même discours avec mon président, à savoir que l’institution restera toujours plus importante que les gens qui passent. Nancy est un club qui me va bien. Mais on ne pourra juger qu’à la fin de ma carrière. Attention, quand on commence à faire partie des meubles cela devient un handicap. Il faut une attention permanente. C’était d’ailleurs la raison de mon départ il y a trois ans.


Savez-vous que le premier but inscrit en Ligue 1 par les Chamois Niortais (lors de leur unique saison en 87-88) l’a été par un de vos compatriotes, Juan Andres Larre, toujours présent au club?

Ah non je ne le savais pas. Mais je connais bien Juan Andres. J’espère d’ailleurs pouvoir le voir à l’hôtel avant le match. Dernièrement à Limoges, lors de la venue de la sélection nationale U17 uruguayenne, des journalistes m’ont demandé son numéro. C’est la même personne qui est à l’origine de nos venues en France tous les deux. Nous avons des amis communs.


Vous vous déplacez à Niort avec trois jours de repos de moins que votre adversaire. Est-ce un désavantage?

Je ne pense pas. Du lundi au samedi on a le temps de récupérer et travailler. C’est mieux que si on avait joué vendredi où là, ç’aurait été plus compliqué. On joue beaucoup de matchs décalés depuis le début de saison. Après Niort, on jouera deux fois de suite le lundi. Cela me va quand l’espace entre deux matchs n’est pas trop raccourci. Il ne doit pas y a voir d’incidence sur le résultat. On sait que nous sommes capables de gagner et de perdre contre n’importe qui.


Comment gérez-vous le fait de jouer à domicile sur un terrain synthétique et à l’extérieur sur une pelouse naturelle?

Pour tout vous dire, c’est un véritable casse-tête. Sur synthétique les appuis ne sont pas les mêmes, la surface est moins mouillée et moins grasse que sur pelouse surtout à cette époque. Si je me mets à la place de nos adversaires qui disputent deux rencontres par saison sur cette surface, ce n’est pas un problème. Mais tous les quinze jours, c’est totalement différent. C’était d’ailleurs une crainte. Dans le cadre de l’EURO 2016, on était partis sur un projet de stade fermé et on est vite passé au synthétique. Mais maintenant que la candidature est tombée à l’eau, je milite pour un retour à une pelouse normale. Ce serait l’idéal. Un club pro doit avoir les moyens de se doter des outils nécessaires à son bon fonctionnement. Et c’est également mieux pour le spectacle.


Contrairement à Nancy, Niort subit un léger coup d’arrêt. A quel type d’opposition vous attendez-vous samedi après-midi?

Je m’attends à un match très difficile. L’homogénéité de ce championnat n’est plus à démontrer. Il n’y a pas d’équipe qui survole, qui dispose d’un effectif capable de jouer à coup sûr le haut du tableau. On a bien vu le mal qu’on a eu face au promu ajaccien. Niort, malgré ses soucis d’ il y a quelques saisons, est une équipe bien ancrée en Ligue 2. Pour avoir visionné les images de leurs matchs cette semaine, j’ai vu leur potentiel. C’est une équipe qui cherche à revenir à ce qui l’avait amenée aux portes de Ligue 1 la saison passée. Elle produit du beau jeu et dispose de bons joueurs. La suspension de Koné leur a peut-être fait défaut. Mais il revient. Je connais suffisamment la Ligue 2 et je ne tiens pas ce discours pour me protéger. Je le pense vraiment. On vient à Niort bien sûr pour faire un résultat. Après il y a les intentions et ce qui se passe sur le terrain.

 

Propos recueillis par Bruno AHIME

Crédit photo ASNL

 

 

 

 

 

STEPHANE CRUCET ENTRAÎNEUR D’ARLES-AVIGNON JOSE PASQUALETTI ENTRAÎNEUR DE NÎMES STEPHANE CRUCET ENTRAÎNEUR D’ARLES-AVIGNON JOSE PASQUALETTI ENTRAÎNEUR DE NÎMES
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