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OLIVIER FRAPOLLI ENTRAÎNEUR D’ORLEANS

le 15 octobre 2014
Interview adversaire

 

Olivier bonjour. Comment avez-vous meublé cette mini-trêve internationale?

Nous avons voulu rester sur le rythme d’une semaine disons « normale ». Donc nous avons disputé vendredi dernier une rencontre amicale contre Saint-Pryvé-St-Hilaire, un club de CFA2 de la région d’Orléans. Nous avons gagné 4-1.


Votre bilan de début de saison semble plutôt équilibré. Correspond-il à vos attentes?

En terme de points, on pourrait espérer avoir un ou deux points de plus par rapport à ce qu’on a produit. Maintenant, il faut aussi se montrer objectif. Notre équipe est promue et a hérité d’un calendrier très difficile. Si nous avons obtenu beaucoup de points lors des cinq premières journées, nous avons ensuite subi trois revers lors de la semaine à trois matchs, ce qui nous a fait basculer dans la seconde partie du classement. Mais globalement cela reste satisfaisant. On connait tous l’homogénéité de ce championnat.


Votre équipe semble s’être rapidement adaptée au niveau de la Ligue 2. Pour quelles raisons d’après vous?

Disons que la saison dernière nous avons eu la chance de monter tôt, si je puis dire. Ce qui nous a permis de préparer cette saison en Ligue 2 en amont. Notamment en terme de recrutement, où nous nous sommes penchés sur des profils de joueurs ayant connu la Ligue 2 et connaissant les exigences et les particularités de ce championnat. On possédait déjà des joueurs qui avaient connu ce niveau, mais il y a un peu plus longtemps.


Avez-vous eu des craintes lorsque la DNCG a refusé dans un premier temps votre accession?

Des craintes non, car les dirigeants ont eu rapidement un discours rassurant. Mais entre le premier passage devant la DNCG et l’appel, il s’est écoulé un mois. C’est long. Nous avons donc redémarré l’entraînement sans connaître la décision finale. Disons qu’on a pris un peu de retard.


Cela a t-il perturbé votre recrutement?

Un peu, c’est sûr. Mais les joueurs que nous avions recrutés ont maintenu leur engagement. C’est la preuve d’une grande confiance et d’un excellent état d’esprit.


Vous possédez dans votre effectif deux anciens niortais, Luigi Glombard et Maxime Brillault qui a été formé à Niort. Vous allez solliciter leur connaissance de la maison niortaise?

Il y a également Fabrice Seydou. Mais non, on n’en a pas besoin, et puis l’entraîneur a changé. Aujourd’hui les matchs sont suffisamment filmés et décortiqués pour qu’on puisse observer nos adversaires. 


A Orléans on sent depuis quelques saisons une réelle volonté de disposer d’une équipe professionnelle. C’est rassurant pour un entraîneur?

Oui. C’est d’ailleurs une des raisons de ma venue au club il y a cinq ans. Les deux présidents ont proposé un projet solide, sur la durée, avec la forte ambition de retrouver la Ligue 2. A Orléans il existe un réel potentiel. Aujourd’hui je ne regrette pas du tout mon choix.


Quels objectifs vous ont fixé vos dirigeants?

Cette saison on ne visera que le maintien. On est un promu qui ne possède que le 17ème ou 18ème budget du championnat. Mais les matchs faciles en Ligue 2, ça n’existe pas. Ce qui complique le fait de se sauver rapidement. Beaucoup de travaux ont été engagés, notamment au niveau de nos structures. Et seul un maintien en Ligue 2 pourra permettre de continuer à faire progresser tout cet ensemble.


Que connaissez-vous de votre futur adversaire?

Beaucoup de choses. Notamment qu’il s’agit d’une équipe de qualité qui propose du jeu et prend très peu de buts chez elle. L’ossature a peu bougé, et on sent qu’elle possède des automatismes bien établis, surtout sur les côtés. Ce sera un match très compliqué, mais j’ai envie de dire comme tous les matchs pour un promu. Nous nous sommes préparés à ça depuis le premier jour.


Vous avez épousé la carrière d’entraîneur très jeune. Par vocation ou par la force des choses?

Disons que ça s’est fait naturellement. On m’a proposé en 2003 de devenir entraîneur-joueur de la réserve de Créteil, avec l’objectif de la maintenir en CFA2 alors qu’elle était dernière. J’ai eu six mois pour voir si je préférais jouer ou entraîner. Et à la fin de la saison, j’ai pris la décision de passer de l’autre côté. La transition s’est donc faite en douceur.


Quelles sont vos principales satisfactions après ce premier quart de championnat?

La première satisfaction réside dans l’état d’esprit affiché. Les joueurs défendent des valeurs de combativité, d’engagement et d’investissement. Ensuite, on remarque que nous avons encaissé très peu de buts lors des cinq premières journées, sans beaucoup scorer. Et paradoxalement, c’est quand on s’est mis à marquer qu’on a pris plus de buts. Reste donc à nous montrer plus performants entre la solidité défensive et l’efficacité offensive.

 

Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

 

 

 

STEPHANE MOULIN ENTRAÎNEUR D’ANGERS STEPHANE CRUCET ENTRAÎNEUR D’ARLES-AVIGNON STEPHANE MOULIN ENTRAÎNEUR D’ANGERS STEPHANE CRUCET ENTRAÎNEUR D’ARLES-AVIGNON
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