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JOHAN GASTIEN AVANT DIJON-CHAMOIS

le 10 septembre 2014
Interview adversaire

 

Johan bonjour. Dijon est plutôt bien parti cette saison, à quoi attribues-tu cette réussite?

Déjà, on avait très bien fini la saison avec trois victoires et un nul sur les quatre derniers matchs. Donc cela crée une dynamique pour la saison d’après. Ensuite, nous avons fait une grosse préparation physique qui a directement porté ses fruits. La preuve en est que nous finissons très bien nos matchs. C’est la plus dure que j’ai faite depuis que je suis pro. Et pour finir, le fait que le groupe n’a pas trop changé. Donc on se connaît tous depuis au moins deux ans. En gros nous sommes dans la continuité de la fin de saison dernière avec une très grosse prépa qui nous a fait beaucoup de bien. Car on a eu un mois d’août très chargé avec le championnat et la Coupe de la Ligue.


Quelles sont les ambitions de Dijon cette saison?


Les ambitions n’ont pas changé, à savoir jouer les premier rôles et si possible monter. Nous sommes tous conscients que nous avons une très belle carte à jouer et que nous avons le potentiel pour y parvenir.

 
Sur quoi reposent les forces de ton équipe? 

Tout d’abord c’est l’esprit de groupe qui fait notre force avant tout. Tout le monde fait les efforts et tout le monde a le même objectif. Le groupe est hyper généreux et personne ne lâche jamais rien. C’est ce qui nous a sûrement manqué un peu la saison dernière. Après, on a de très bons joueurs, encore jeunes, mais qui ont l’envie d’apprendre et de progresser ensemble. Nous avons encore une belle marge de progression et cette équipe peut vraiment faire de très belles choses si on continue comme ça.


Affronter les Chamois doit avoir une saveur particulière pour toi…

Oui bien sûr, quinze ans au club, des potes toujours là, c’est toujours quelque chose de fort. C’est quand même Niort qui m’a formé et c’est grâce à ce club que j’en suis là aujourd’hui. Donc je suis reconnaissant et toujours supporter de ce club.


Te souviens-tu de ta première apparition en pro à Niort?

C’était en Coupe de France contre Châteauroux, j’étais rentré les dix dernières minutes du match et on avait gagné 1-0, avec une bonne rentrée en plus. Donc c’est un super souvenir. L’entraîneur était alors Jacky Bonnevay.


Quel est ton meilleur souvenir sous les couleurs des Chamois Niortais?

Un meilleur souvenir c’est compliqué, alors je vais au moins t’en donner deux. Même si il y’en a beaucoup d’autres. D’abord le quart de  finale de la Gambardella contre Marseille à Niort devant 8000 personnes. En plus je marque le penalty de la victoire et j’apprends que mon père a lâché une petite larmichette quand j’ai transformé ce fameux péno. Un moment inoubliable. Malheureusement on perd en demie contre Sochaux aux tirs au but aussi. Le deuxième c’est bien sûr cette remontée en Ligue 2 alors qu’on était au fond du gouffre trois ans plus tôt. Nous avons réussi à faire ce qu’aucun autre club n’avait réussi à faire, en revenant de l’enfer. Et ça, c’est une fierté immense. Si le club est encore professionnel aujourd’hui, c’est un peu grâce à nous,  mais aussi à tous les supporters et dirigeants qui ont toujours cru en nous.


Pour la première fois tu vas rencontrer les Chamois sans ton père aux commandes. Cela t’enlève-t-il un peu de pression?

Enlever un peu de pression je ne sais pas, mais ça a une autre saveur. C’est vrai que l’excitation est moins importante que la saison dernière, mais elle est toujours là.


Quels sont tes rapports footballistiques avec ton père?

On s’appelle une fois par semaine au moins pour nous raconter nos matchs respectifs. Après, il me donne toujours des conseils mais sûrement un peu moins qu’avant, car il ne regarde pas non plus tous mes matchs. Je rêve de réaliser une carrière comme la sienne mais j’en suis très loin encore. Après je te rassure, on ne parle pas que de foot et d’ailleurs, quand j’étais à Niort, on évitait d’en parler. Il y avait assez des entraînements pour ça.


Surpris par le parcours des Chamois la saison dernière?

Non pas spécialement, car c’est l’équipe de Ligue 2 qui a pratiqué le plus beau football. Avec un mec qui va marquer et ainsi récompenser tout le travail des autres, c’est toujours plus facile de jouer libéré. Et ce type de jeu basé sur la technique a besoin d’avoir un maximum de confiance. Il ne leur a pas manqué grand-chose pour monter. Mais Niort n’avait pas les mêmes moyens que des clubs comme Caen ou Lens qui pouvaient s’appuyer sur un groupe plus large. Ce qui fait la différence au bout d’un moment.


Comment les vois-tu cette saison?

Pour eux ça sera sûrement plus dur, car ils sont maintenant attendus. Donc il faudra confirmer. Après l’effectif n’a pas trop bougé, même s’ils ont perdu Sala et Pallois. Mais je pense qu’ils ont été bien remplacés. 


Tu t’attends à quel type de rencontre vendredi soir?

Je m’attends un peu à la même rencontre que la saison dernière, où ils nous ont attendu assez bas pour nous aspirer et nous contrer. Chose qu’ils ont très bien faite en première période et un peu moins en seconde. Ils auraient mérité mieux quand même, mais les temps ont changé et on avait été assez naïfs sur ce match-là.


Y a -t-il un joueur que tu crains en particulier côté niortais?

Je ne crains pas un joueur en particulier mais surtout leur collectif. Niort n’a jamais eu de joueur capable de faire la différence tout seul, mais toujours un groupe qui a su tirer le meilleur de chacun. Mais attention, c’est plus à eux de nous craindre. On est quand même devant eux au classement, on n’a toujours pas pris de but chez nous et nous sommes pour le moment intraitables à domicile. Nous sommes meilleurs que l’année dernière et nous comptons bien leur montrer.


Où se situe la différence entre un club comme Dijon et les Chamois Niortais?

Je me répète toujours mais c’est niveau infrastructures. Dijon est un jeune club qui vient juste d’ouvrir son centre de formation mais qui a un gros temps d’avance par rapport à Niort. Je sais que Niort commence à rattraper ce temps là, mais ils partent de loin. Le stade en est la parfaite illustration. Après je retrouve en Dijon cet esprit famille qu’il y avait à Niort.  C’est très agréable de bosser dans ces conditions. Pour finir je tiens à remercier encore tous les supporters de Niort, qui même s’ ils ne sont pas super nombreux ont toujours été là pour le club malgré les rudes périodes traversées. Egalement tous les coaches que j’ai eu et qui m’ont permis d’en être là aujourd’hui, tous mes anciens coéquipiers, Quentin, Simon, Paulo, Jim, mon  » fiston ». Et finir par ma famille, qui a toujours été présente.


Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

CORINNE DIACRE ENTRAÎNEUR DE CLERMONT DAVID KLEIN, ENTRAINEUR DES GARDIENS DE VALENCIENNES CORINNE DIACRE ENTRAÎNEUR DE CLERMONT DAVID KLEIN, ENTRAINEUR DES GARDIENS DE VALENCIENNES
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