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PHILIPPE HINSCHBERGER ENTRAÎNEUR DE CRETEIL

le 20 août 2014
Interview adversaire

 

Philippe bonjour. Est-il plus compliqué d’entraîner en région parisienne qu’en Province?

Non. Par rapport à ce que je connais de la Ligue 2, on peut s’apercevoir qu’ici il y a simplement plus de monde qui gravite autour des clubs. On voit toujours un agent, un joueur qui arrive pour pouvoir s’entraîner… En région parisienne par contre, on peut vite se retrouver en galère au niveau du trafic routier. Mais comme j’habite à une minute du stade, je ne connais pas ce problème de logistique.


Disposes-tu de tous les outils pour pouvoir réaliser tes objectifs?

On est un peu comme tout le monde. Il y a eu un peu de mouvements dans l’effectif comme partout. L’avantage, c’est que comme 85% des footballeurs français sont issus de la région parisienne, quand un est en balance, c’est nous qui l’avons puisqu’il est d’ici!


Avec une victoire, un nul et une défaite, comment juges-tu le départ de ton équipe?

On peut y rajouter une victoire (2-1 ap) face au CA Bastia en Coupe de la Ligue. Mais il faut relativiser ces résultats de début de saison. On ne méritait peut-être pas de perdre 4-2 à Tours comme de battre Châteauroux 3-0. Disons qu’au niveau de la manière on peut certainement mieux faire. On a des périodes comme tout le monde. Certaines où on est capables du meilleur, et d’autres où on peut tomber dans le n’importe quoi.


Recevoir les Chamois Niortais doit naturellement revêtir pour toi une saveur particulière…

C’est drôle car Niort fait partie d’une sorte de trilogie. Après avoir rencontré Laval je vais recevoir Niort avant d’aller au Havre, à savoir les trois clubs de Ligue 2 que j’ai entraînés. Mais effectivement, j’ai passé cinq saisons aux Chamois Niortais (3+2) et j’y ai conservé de nombreux amis. J’y retourne d’ailleurs fréquemment puisque mes quatre enfants y habitent. C’est un club qui occupe une grande partie de ma carrière d’entraîneur. J’en garde de très bons souvenirs.


Que penses-tu du parcours des Chamois lors du dernier championnat?

Je me souviens qu’avec Laval nous étions venus nous imposer en début de saison, pour revenir à un point d’eux. Et lors de la seconde partie de championnat ils nous ont laissés à 12 ou 13 points derrière. Je connais leurs moyens, leurs structures. Et même si c’est un club qui avance bien, il reste encore du retard sur les grosses écuries de Ligue 2. Alors se mêler à la course pour la montée en Ligue 1 comme ils l’ont fait lors des huit dernières journées relève de l’exploit.


Les sens-tu capables de faire aussi bien cette saison?

Je me souviens qu’en 2003-2004 nous nous étions retrouvés 13 fois sur le podium lors des 19 premières journées! Aujourd’hui ils ont perdu Pallois, que je connais bien, et Sala. Seydou Koné est en pleine forme, alors il est dur de se prononcer. Cela tient à tellement peu de choses…


Tu t’attends à quel type de rencontre vendredi soir?

A un match ouvert, car Niort est une équipe qui joue. Mais nous aussi on doit pouvoir nous exprimer. On est à la maison et il nous faudra être capables de contrer, d’annihiler leurs forces et de les perturber. On sait que c’est une équipe qui a l’habitude de jouer ensemble, mais on a nous aussi des atouts à faire valoir.


L’actualité footballistique est riche en ce moment en affaires et en faits divers. Etes-vous par exemple perturbés par l’affaire Luzenac?

Non pas du tout. On fera comme ils diront. Je remarque que les hautes instances ont surtout du mal à revoir leur copie. Pourquoi ne pas empêcher Lens de repartir avec 4 millions en moins? On se souvient de ce qui est arrivé au Mans! Ou bien d’intégrer directement Strasbourg en Ligue 2, puisque c’est ce qu’ils veulent. Les bons payeurs comme Niort, Laval ou Le Havre ne sont jamais ennuyés. En ce qui nous concerne, on ne s’occupe pas de ça. Et s’il faut disputer un championnat à 21 ou 22, et bien on s’adaptera!


Et le coup de tête de Brandao…?

Il est évident qu’il s’agit d’un comportement inacceptable et que Brandao doit être sanctionné. Un sportif de haut niveau doit donner une image plus positive de son sport. Mais aujourd’hui on a tendance à diaboliser ce genre d’écart. Que je sache il y a aussi des bagarres générales au rugby. Alors comment faire? Passer par la répression sûrement, et devenir ultra sévère comme en Angleterre où un fautif peut prendre, huit, dix matchs ou plus? En France quand un joueur en prend trois, la commission d’appel diminue souvent la sanction! Je pense surtout qu’il faut une refonte à tous les niveaux. Les règles du football sont trop compliquées pour les arbitres. Comment se fait-il qu’au football, le sport le plus riche du monde, on ne puisse pas être sûr qu’un but soit rentré ou non? Au rugby tu peux gagner 80 à 0, on peut revisionner tous les essais. Et il ne s’agit pas d’un règlement à deux vitesses.


Tes deux filles pratiquant l’athlétisme, as-tu regardé les récents championnats d’Europe, et notamment la finale du 4 fois 400 m féminin?

Bien sûr, d’autant que ma fille Margaux a failli les disputer. On a vu de très belles images de sport. Je suis déçu pour Mekhissi, disqualifié pour avoir enlevé son maillot après avoir remporté le 3000 m steeple. Il y a un règlement. Mais comme ce qu’il a fait n’arrive jamais, on ne le connaît pas! En tous les cas, le finish de Floria Guei en finale du 4 fois 400 m féminin, c’est juste énorme!


Propos recueillis par Bruno AHIME

 

 

 

 

 

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