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DENIS ZANKO, ENTRAINEUR DE LAVAL

le 30 juillet 2014
Interview adversaire
 
Denis bonjour, comment s’est déroulée la préparation du Stade Lavallois?

Nous avions prévu une préparation de six semaines. Elle a été conforme à nos prévisions, avec six matchs amicaux et une progression dans les temps de jeu qu’on souhaitait accorder à chaque joueur. A ce niveau-là, nous sommes dans la ligne directrice fixée. On n’a pas eu de problème particulier en terme de blessure, si ce n’est quelques petits bobos sans grands dommages pour le groupe, hormis Adrien Monfray qui a été arrêté pour un ongle incarné. Nous sommes dans la dernière ligne droite pour la préparation du mach contre Niort.


Disposez-vous de l’effectif qui vous convient (11 départs, 4 arrivées) ou va-t-il s’étoffer?

Nous sommes encore en attente d’un ou deux joueurs sur le plan offensif, et le départ de Guillaume Rippert nous oblige aujourd’hui à entamer des recherches sur le poste de latéral gauche.


Quelles seront vos priorités cette saison?

Faire progresser individuellement les joueurs de manière à ce que collectivement on puisse être plus performants. Un des grands axes de travail sera de maintenir l’état d’esprit et de respecter les valeurs du Stade Lavallois.


Justement, dans que état d’esprit repart un groupe qui a évité la relégation de peu l’année précédente?

On a refermé le livre de la saison dernière qui a été une saison éprouvante, comme tout le monde le sait. Mais également génératrices de bonnes ondes, notamment sur notre fin de saison ponctuée de résultats positifs. L’idée, c’est de surfer sur cette bonne fin de saison dernière pour préparer la nouvelle.


Comment vit-on le fait d’entraîner le club au sein duquel on a été formé trente ans plus tôt?

Plusieurs sentiments se mêlent, avec forcément une grande fierté. Je ne réalise pas tout à fait aujourd’hui cette situation, qui est de succéder à l’ensemble des entraîneurs qui ont amené le Stade Lavallois là où il est aujourd’hui. De Michel Le Milinaire qui a été mon premier coach à Philippe Hinschberger, avec qui j’ai partagé des moments particuliers. Ca c’est la première chose. Ensuite, j’ai été formé à Laval où je suis arrivé très jeune. J’ai eu le privilège d’être également le directeur du centre de formation. Je suis très fier et très heureux de pouvoir continuer à entraîner cette équipe aujourd’hui.


Quelles différences entre le Stade Lavallois de l’ère Le Milinaire et celui d’aujourd’hui?

Ce n’est pas la même époque, tout simplement. Monsieur Le Milinaire a marqué de son empreinte le club, c’est une grande référence pour moi mais je pense aussi pour tous les Lavallois et Mayennais. Cela dépasse même le cadre du département. C’est quelqu’un qui a su insufflé une dynamique, et nous nous appuyons toujours sur les valeurs qu’il souhaitait véhiculer à l’époque.


Quels souvenirs gardez-vous de votre dernière confrontation face aux Chamois Niortais?

Ce n’est pas un bon souvenir. On était dans notre quête du maintien, eux venaient encore chercher des points pour l’accession. Je me souviens d’une très bonne entame de match de notre part, avec un but marqué rapidement. Malheureusement il y a eu une expulsion très pénalisante pour nous au bout de sept minutes. Donc un match que Niort avait globalement bien maîtrisé. Pour nous ça avait été très compliqué. On a évolué à dix contre onze pratiquement pendant une heure et demi, mais nous n’avions pas sombré. C’était une défaite, certes, la seule à domicile sur les sept derniers matchs à la maison. On ne savait pas de quoi l’avenir serait fait, mais finalement cette défaite nous a permis de rebondir et d’obtenir de bons résultats après.


Vous appuierez-vous sur les conseils de Djibril Konaté, qui connaît bien la maison niortaise?

Non. On connaît bien la maison niortaise, on a suivi forcément leur évolution à l’inter-saison. Comme tout le monde nous avons un certain nombre d’informations sur cette équipe. Elle aussi se trouve dans une dynamique positive de fin de saison. Elle dispose d’un effectif très bien huilé, on s’attend donc à un match très difficile.


Quelles seront vos ambitions dans ce championnat de Ligue 2 version 2014/2015?

Se projeter sur une réflexion de classement reste très incertain. Mon seul objectif, ce sont les vertus du travail au quotidien, la manière dont les joueurs vont intégrer les principes et les mettre en application. Ce sont plus des objectifs de progression à travers ce que l’on va proposer à l’entraînement, de manière à devenir plus performant en compétition.


Quel regard portez-vous sur la dernière Coupe du monde au Brésil?

Nous avons assisté à une Coupe du monde réussie, passionnante, avec une première phase très ouverte. On a pu s’apercevoir que les grandes nations de football, européennes notamment, pouvaient être mises en grande difficulté par des formations sud-américaines qui ont proposé des choses très intéressantes. J’avoue que j’ai goûté à cette Coupe du monde avec beaucoup de plaisir. Pas toujours comme un simple spectateur, mais aussi en regardant les différentes organisations, les différentes choses qui ont été proposées dans les animations. Nous avons assisté à une Coupe du monde aboutie. Même si avec la fatigue, et sur la fin du tournoi, l’enjeu a quelquefois pris le dessus sur le jeu. Avec une belle finale et un beau vainqueur. L’Allemagne est l’équipe qui a le mieux maîtrisé cette situation, en proposant un jeu agréable avec des individualités de qualité.


Propos recueillis par Bruno AHIME

 

ALEX DUPONT, ENTRAINEUR DE BREST ALEX DUPONT, ENTRAINEUR DE BREST
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