ITW REGIS BROUARD, ENTRAINEUR DE CLERMONT
Régis bonjour. Voici quelques semaines, lorsque vous étiez encore entraîneur de Quevilly, en National, nous nous étions donnés rendez-vous en Ligue 2. Nous y voilà…
Oui en effet. Tout va bien pour tout le monde.
En tant qu’entraîneur vous êtes « promu » en Ligue 2. Y a-t-il une grande différence entre les deux divisions ?
Je perçois une différence en effet, mais je verrai vraiment après les premiers matchs de championnat. Nous ne sommes qu’en période de préparation. Tout le monde est très impliqué. C’est facile à gérer en terme de motivation.
Comment avez vous perçu votre nouveau groupe ?
Il n’est pas passé loin de quelque chose de fantastique, à savoir l’accession en Ligue 1. La déception était toujours très présente. Il a fallu gérer cet échec et passer outre, il n’y a pas le choix. Un nouveau championnat va débuter, une nouvelle histoire. Le foot est un éternel recommencement.
Quelles ont été vos priorités ?
Après trois années de bon travail avec Michel Der Zakarian, j’ai proposé de changer des habitudes quotidiennes installées. J’ai d’abord travaillé sur la présentation de ma méthode, sur sa cohérence. J’ai fait passer des entretiens individuels à tous les joueurs.
A quelques jours du début du championnat, quel est votre état d’esprit ?
Je suis relativement tranquille. Nous sortons de six semaines de préparation et j’aborde cette première journée en me disant que le résultat ne sera pas couperet. Je sais l’importance et les répercussions psychologiques d’un bon début, mais pas la peine d’exagérer.
Vos matchs de préparation se sont bien passés ?
On en a fait cinq, les résultats ont été très moyens. Une victoire, deux nuls et deux défaites, un seul but marqué. Il y a eu des négligences techniques. Nous sommes dans une phase de changement, on travaille sur le jeu direct, sur l’impact… Nous avons pris quatre buts à Auxerre juste après notre stage. Nous avons mieux terminé face à Tours, où nous nous sommes procurés beaucoup d’occases. J’espère que les gars ont gardé le meilleur pour la reprise du championnat.
L’effectif de Clermont a-t-il beaucoup bougé à l’intersaison ?
Le groupe est identique à 70 %. Clermont a perdu un joueur important en la personne de Romain Alessandrini (auteur de 24 buts l’an passé). Nous avons notamment recruté Pierrick Capelle de Quevillly et nous sommes à la recherche de deux joueurs pour compléter le groupe.
Vous avez déclaré que le niveau du championnat de L2 serait particulièrement relevé…
Oui il y a de grosses équipes qui se donnent les moyens de réussir. En plus des trois relégués Caen, Dijon et Auxerre, il faudra compter sur Monaco, Nantes, Lens ou Sedan. Comme toujours ce championnat sera très homogène, les points vaudront cher !
En spécialiste de la Coupe de France (Régis Brouard a atteint la demi-finale en 2010 et la finale en 2012 avec l’US Quevilly), vous espérez sans doute faire un beau parcours avec Clermont…
Je ne pense pas un instant à la Coupe de France ou à la Coupe de la Ligue. Seul le championnat prime pour l’instant.
Rencontrer Niort, où vous avez joué, lors de votre premier match de Ligue 2 en tant qu’entraîneur est un beau clin d’œil…
Oui c’est vrai et ce n’est pas le seul. Pour la deuxième journée nous recevons Angers que nous avons éliminé deux fois de suite avec Quevilly en Coupe de France. Pour la troisième, on se déplace à Nîmes où j’ai joué et entraîné et pour la quatrième, nous recevons Caen où j’ai joué. Je sens que je suis le bienvenue en L2 !
Vous estimez-vous en position de favori face à Niort ?
Pas du tout. C’est un premier match. Niort reste sur la dynamique de sa montée en L2 et les deux effectifs seront amputés de quelques éléments…
Le fait que les Chamois aient eu du mal à terminer leur saison de National peut-il influencer leur début de championnat en L2 ?
Non franchement, Niort a totalement mérité son accession. Sur la totalité du championnat, l’équipe a été l’une des plus régulières. Elle a certes connu un relâchement et s’est mise dans le rouge, mais le résultat final est là. Il n’y a pas de problème.
Vous connaissez bien les Chamois. Comment les voyez-vous figurer cette saison ?
Pascal Gastien va travailler selon sa philosophie habituelle. Il va chercher à produire du jeu. Maintenant ce sont les résultats qui, malheureusement peut-on dire, dicteront sa façon de jouer. Niort jouera le maintien, tout comme nous d’ailleurs. Rester dans sa division est toujours le premier objectif. J’ai régulièrement eu Pascal et Karim Fradin au téléphone ces derniers temps. Nous avons échangé des points de vue sur nos recrutements mutuels. Notre relation est très saine et je leur souhaite le meilleur.
Propos recueillis par Karl Duquesnoy
Article publié le 25 juillet 2012 à 20:43, par Eric Mazet.




Un grand merci à Karl, pour ces interviews toujours très pertinentes !
Et j’espère que tu révises ton italien, pour l’interview du Mister Ranieri !
Excellent @john79 ^^ C’est clair qu’on se croirait dans un autre monde !! En tout cas,super itw avec Régis Brouard !