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LAURENT AGOUAZI AVANT BREST

le 14 février 2018
Agouazi vs Chateauroux
DOMINO'S LIGUE 2

Laurent bonjour. Comment analyses-tu la situation sportive du club aujourd’hui?
Elle est comme je l’avais dit en début de saison. Beaucoup de gens ne pensaient pas que ce que je disais était vrai, mais, aujourd’hui, on est dans notre championnat.
On est dans une situation où l’on joue la place qu’on doit jouer, c’est-à-dire celle du maintien. Avec un matelas assez confortable quand même, puisqu’on a 7 points d’avance sur le barragiste. Mais  on est quand même dans la lutte pour le maintien.
On remarque qu’il y a deux championnats. Les dix premiers peuvent prétendre à la montée et aux playoffs, et les dix derniers à se maintenir ou faire les barrages pour ne pas descendre.
Je trouve que, par rapport à ce qui s’est passé l’été dernier, les joueurs qui sont partis, le fait de devoir reconstruire une équipe, etc, on est dans notre championnat.

Après une encourageante victoire au Paris FC, vous êtes retombés dans vos travers. Comment l’expliques-tu?
Quand vous êtes une équipe en manque de résultats et, entre guillemets, en manque de confiance, vous ne pouvez pas enchaîner les victoires comme ça. Il y a un processus de progression, de choses mises en place.
On avait plutôt fait un bon match contre Valenciennes. On perd sur deux buts très malchanceux.
Là, on joue contre Paris FC, où on fait également un bon match. On réalise des choses assez cohérentes par rapport à ce qu’on recherche: l’état d’esprit, la cohésion, la solidarité, avoir un jeu un peu plus direct et être très compact. Ça a payé.
Après, on joue contre Orléans. Je trouve qu’on fait plutôt une très bonne deuxième mi-temps, et, malheureusement, à la dernière seconde, sur des choses qui peuvent arriver, on paye cash.
Mais il faut retenir, au-delà des résultats, les contenus, qui sont plutôt intéressants. Même si des gens vont toujours retenir certaines mauvaises choses. Il faut retenir le positif de ce que l’on fait et avancer, en restant confiants et solidaires.

Le championnat est très homogène. Est-ce que ça le rend plus compliqué?
Oui, car l’avant-dernier peut battre le deuxième. Donc, automatiquement, tout le monde peut prendre des points contre des équipes contre lesquelles personne ne s’y attend pas.
Ça va être serré jusqu’au bout. Mais, quand je dis qu’il y a deux championnats, c’est que les dix premiers d’aujourd’hui sont sauvés, pas les autres.
Ça va être un championnat très difficile. On va à Brest ce week-end, qui a 38 points et peut toujours espérer accrocher la 6ème place. Si on arrive à faire un coup là-bas, on peut avoir des jours plus ensoleillés.

« LE MOT D’ORDRE EST D’AVOIR TOUS LA MÊME PENSÉE. »

Que manque-t-il aujourd’hui à l’équipe pour retrouver plus de sérénité?
Ce sont plein de petits détails qui font qu’aujourd’hui on est un peu moins bien. Mais je pense qu’il faut qu’ont ait tous la même unité, la même envie , la même solidarité et la même pensée à chaque match.
On l’a démontré à Paris. Quand on joue ensemble, quand on est solidaires, quand on est unis et qu’on va tous dans la même direction, on est très difficile à jouer.
Par contre, quand on fait l’inverse, quand on n’est pas dans les fondamentaux qu’exige la Ligue 2, ça devient très compliqué.
Le mot d’ordre est d’avoir tous la même pensée, et d’être tous focalisés sur le même objectif, c’est-à-dire le contenu et les fondamentaux de la Ligue 2. Parce que si vous perdez les duels, si vous perdez le premier ou le deuxième ballon, c’est plus compliqué.
On a vu contre Orléans qu’on a réussi à leur poser des problèmes par le jeu. Mais ce sont les situations qui dictent le fait de jouer ou de moins jouer.
Contre Châteauroux, contre le Paris FC, où on a joué un football un peu plus direct, un peu plus efficace, on a été très dangereux. Et je pense que c’est dans cette direction qu’il faut aller.

On a le sentiment cette saison que vous êtes plus libérés à l’extérieur. Qu’en penses-tu?
Déjà, l’année dernière, on avait quelques soucis à domicile. Parce que je pense que les équipes arrivent à lire notre jeu. On est une équipe, à la base, qui aime repartir avec les milieux de terrain, qui aime pouvoir se projeter vers l’avant. Donc, à un moment donné, il faut aussi savoir surprendre l’adversaire.
Quand on a fait ça, on a mis en grande difficulté des équipes comme Auxerre, comme Châteauroux, même contre Reims, ici, qui est leader. Pendant une heure de jeu, on leur a fait très mal. Quand on est au diapason de ces valeurs, on reste très cohérents et très efficaces. Mais il faut que tout le monde soit convaincu de ça.
Ce n’est pas parce qu’on a la possession qu’on gagne des matches. Soyons cohérents dans ce que l’on dit et ce que l’on fait. Il ne faut pas avoir deux discours.

Comment se présente ce voyage à Brest?
Très difficile. Dans le sens où c’est une équipe qui joue chez elle, qui est très performante à domicile, qui a besoin de points et qui veut enchaîner des victoires, parce qu’ils sont un peu plus dans le dur en 2018.
Ils ont une philosophie de jeu qui est très marquée par rapport à leur entraîneur. On sait à quoi s’attendre.

À quel type de rencontre t’attends-tu, justement?
Je pense qu’ils auront le ballon, qu’ils vont nous faire souffrir.
Personne ne nous attend là-bas. Comme au Paris FC ou comme à Nîmes. Si on arrive à faire quelque chose chez eux, ça peut être très encourageant.
Nous, on n’y va pas dans l’idée de prendre au moins un point. On est des compétiteurs. On se déplace pour gagner parce qu’on veut sauver notre peau en Ligue 2.

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