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Chamois Niortais

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ITW JEAN-MICHEL CAVALLI, ENTRAINEUR DU GFC AJACCIO

GFCA-ITW


Jean-Michel bonjour. Le Gazélec d’Ajaccio est aujourd’hui 19e au classement, vous attendiez-vous à des débuts difficiles en Ligue 2 ?

Je connais très bien ce niveau de compétition pour l’avoir fréquenté pendant de nombreuses saisons. Ce n’est pas moi qui ai démarré avec ce groupe au début de la saison (Jean-Michel Cavalli a remplacé Dominique Veilex après la première journée de championnat. NDLR). L’équipe manquait d’équilibre, n’était pas bien physiquement et manquait d’expérience à ce niveau. Seuls un joueur ou deux connaissaient la Ligue 2. Je me suis d’emblée attelé à un important travail physique et tactique, des étapes fondamentales. Puis nous avons recruté trois nouveaux joueurs, dont Olivier Davidas tout récemment. Depuis l’équipe est rééquilibrée et nous avons un peu rectifié le tir en recollant au classement. Nous sommes aujourd’hui à notre place.

 

Imputez-vous ce manque de préparation à votre prédécesseur ? Est-ce pour ces raisons qu’il a été remercié malgré le fait qu’il ait fait remonter le Gazélec en Ligue 2 ?

Non pas du tout. Je n’ai pas de commentaire à faire sur cette décision. Il faudrait le demander aux dirigeants. Vous savez, nous sommes tous le remplaçant de quelqu’un. Moi-même un jour je serai remplacé.

 

Votre équipe semble souffrir d’un manque de constance. Après votre victoire à Nîmes vous avez perdu à domicile face à Angers. Après votre succès probant face à Nantes 3-1 vous vous êtes inclinés sur le même score à Châteauroux…

Lorsqu’on fera les comptes à la fin du championnat, vous verrez qu’Angers ne sera pas loin du podium. Quant à notre défaite face à Châteauroux ce n’est pas une fin en soi. Il s’agit là aussi d’une bonne équipe de Ligue 2. Non je ne vois de véritable problème de constance comme vous dîtes.

 

Vendredi, vous allez pouvoir rejouer dans votre stade Ange-Casanova enfin homologué par la Ligue. Est-ce un soulagement pour vous ?

Oui vraiment. Nous sommes très heureux de retrouver notre stade de Mezzavia. Le fait de jouer à François-Coty (stade de l’AC Ajaccio) nous a vraiment handicapés. Il était beaucoup trop grand avec sa capacité de 12 000 places. Il sonnait creux et paraissait vide pour nos 3 000 spectateurs. Son aire de jeu est aussi trop grande pour mon effectif, dont 80 % des joueurs n’ont connu que le CFA ou le National. La plupart avaient perdu leurs repères.

 

Les tensions politiques que connait actuellement la Corse ont-elles un impact sur le football ?

Il est vrai que le climat est tendu actuellement et que la situation est assez imprévisible. Nous sommes des insulaires et tout le monde se connaît, nous sommes très proches. Alors oui, ces événements ne laissent pas indifférents.

 

Cela explique-t-il les tensions à la fin du derby de Ligue 1 AC Ajaccio-Bastia, le week-end dernier ?

Je n’ai pas le même sentiment que vous sur cette rencontre. Au contraire, elle a plutôt ressemblé à un match amical. Le manque d’engagement était flagrant. Il y a juste eu ce fait de jeu à la fin. Mais on a vu bien pire ailleurs, je repense notamment aux événements du match Auxerre-Montpellier en fin de saison dernière.

 

Votre fils, Yohan (qui évolue à l’AC Ajaccio) était impliqué dans ces faits de jeu. En avez-vous parlé avec lui ?

Non. Nous faisons deux métiers totalement différents et sommes très accaparés par nos activités respectives. J’éprouve cependant beaucoup de plaisir à le voir jouer. Avant L’ACA  il a connu la Premier League anglaise (à Watford) et la Liga espagnole (à Majorque). Ces choix n’ont pas toujours été les bons selon moi. Mais je ne le vois pas finir sa carrière à Ajaccio.

 

Vous-même avez beaucoup voyagé de par le monde ; vous avez entraîné en Arabie Saoudite, en Grèce, en Italie, en Algérie, au Maroc. Est-ce un atout pour votre métier ?

Oui bien sûr. Dans le contexte mondialisé d’aujourd’hui, c’est même un devoir de s’enrichir de cultures différentes. C’est un atout considérable lorsque dans un effectif vous côtoyez des joueurs de toutes les nationalités, adeptes de traditions diverses.

 

Vendredi vous recevez les Chamois Niortais. La plupart de vos joueurs les connaissent pour les avoir affrontés en National l’an passé. Est-ce un avantage sur lequel vous allez vous appuyer ?

Non je ne vois pas d’atout. Je sais simplement qu’il nous faudra gagner. Si nous voulons rester en Ligue 2, nous devrons  l’emporter souvent à domicile. Quel que soit l’adversaire.

 

Que pensez-vous du début de saison des Niortais, promus comme vous ?

Il est meilleur que le nôtre. Même s’ils n’ont que peu d’avance sur nous, je connais la valeur de chaque point.

 

Propos recueillis par Karl DUQUESNOY

 

Article publié le 25 octobre 2012 à 19:50, par Eric Mazet.

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