QUE SONT-ILS DEVENUS ? OUSMANE BANGOURA…
Ils ont porté la tunique bleue et blanche avec le Chamois sur le coeur. Au cours d’un bail plus ou mois long, ils ont laissé leur patte sur la pelouse du stade René Gaillard. Mais que sont-ils devenus…?
Nous les avons retrouvés pour vous et c’est avec un immense plaisir que nous allons vous donner de leurs nouvelles par le biais de cette nouvelle rubrique sur le site officiel du Chamois Niortais FC.
C’est parti avec notre premier invité : Ousmane Bangoura, qui totalise près de 200 matchs comme ailier droit des Chamois (fin des années 90, début des années 2000). Victime d’un accident tragique en Chine qui a mis fin à sa carrière de footballeur en 2006, Ousmane est revenu dans notre région et a su rebondir professionnellement…
Ousmane bonjour, peux tu nous dire ce que tu deviens ?
Je travaille chez Graphic Application depuis trois ans. Je pose notamment des panneaux publicitaires sur les véhicules, y compris pour les Chamois. En parallèle j’ai passé mes diplômes d’entraineur et je suis depuis trois ans également éducateur pour les jeunes du FC Chauray (U19). Je me sens dans ce club comme chez moi.
Es-tu heureux dans cette nouvelle vie ?
Oui je suis très heureux. J’ai été très bien accueilli chez Graphic Application où je me suis bien intégré et où j’ai été bien formé à mon travail. C’est une société dynamique qui comporte beaucoup de jeunes ; je profite d’ailleurs de l’occasion pour remercier Alain (Directeur Général) et Stéphane Dupuis (Président du Directoire) qui m’ont très bien accueilli. Leur société est partenaire des Chamois et on y trouve un autre ancien joueur niortais des années 90, Nassereddine. Ce dernier a d’ailleurs été mon tuteur à mon arrivée.
Et au niveau familial, où en es tu ?
Tout se passe très bien. Je suis marié et j’ai deux enfants. Le premier, Hugo, a 6 ans 1/2. J’ai eu mon accident (lire plus bas) quatre mois après sa naissance et il m’a permis de tenir bon après cette galère. Enzo est arrivé quant à lui il y a 20 mois. Je vis toujours dans le sud Deux-Sèvres où je viens de faire construire une maison. J’apprécie la tranquillité et j’aime être entouré de ma famille et de ma belle famille.
Peux-tu revenir sur ton parcours footballistique depuis ton départ des Chamois ?
J’ai quitté les Chamois en 2004 alors qu’ils étaient en Ligue 2. Il était prévu que je parte pour Rosenborg (D1 norvégienne) mais au dernier moment cela ne s’est pas fait et j’ai finalement rejoint les « Zèbres » du Royal Charleroi SC, en D1 belge. Cela a été un changement pour moi et un nouveau challenge. J’ai joué deux années qui se sont très bien passées, dans un beau stade de 25000 places. Ensuite, après une bonne CAN 2006 en Egypte, j’ai eu plusieurs propositions émanant de Ligue 1 et du Qatar. Mais pour des raisons financières le club a préféré me vendre en Chine à Shenyang Ginde (aujourd’hui Guangzhou R&F), une petite ville de… 7,5 millions d’habitants. Lorsque je suis arrivé, le club était déjà dernier au classement. J’y ai tout de même fait des débuts très corrects avec en particulier sept passes décisives.
As-tu le courage de nous dire quelques mots sur ton accident ?
Je venais juste de recevoir mon trophée de meilleur joueur des matchs aller. A la 32eme minute du premier match retour, en juin 2006 face au club de Qingdao Zhongneng, j’ai reçu un coup de pied sur mon œil gauche, ce qui m’a provoqué une rupture du globe oculaire. Le joueur adverse n’a récolté qu’un carton jaune… Mais bon je ne vais pas pleurer là-dessus. C’est la vie et j’ai dû passer à autre chose
Quel est ton meilleur souvenir de tes sept années passées au sein de notre club ?
Pour commencer je voudrais citer tous les bénévoles et les Unicamox pour leur fidélité au club et leurs encouragements. Ils m’ont toujours soutenu et aujourd’hui certains sont devenus des amis. Je pense également aux entraineurs que j’ai eus, notamment Angel Marcos qui était comme mon père. Puis à des joueurs comme Franck Azzopardi qui est d’une grande sincérité et qui m’a énormément apporté.
Es-tu resté en contact avec certains joueurs de l’époque ?
Tout à fait. Je revois toujours Fabien Safanjon, Bertrand Piton et Benoît Beaumet qui est également entraîneur à Chauray. J’ai aussi des nouvelles par téléphone de Nasser Ouadah et de Pegguy Luyindula pour ne citer qu’eux. J’ajoute que je suis heureux que le club ait retrouvé la Ligue 2 grâce au bon travail du staff. Je continue bien évidemment à suivre les résultats, même lorsque mon équipe joue en même temps. Je n’oublierai jamais ce club.
As-tu un message à faire passer à l’équipe actuelle pour terminer ?
Je lui souhaite sincèrement de continuer dans ce sens et de faire du mieux possible cette saison !
Propos recueillis par Jérôme HENRI
Article publié le 18 septembre 2012 à 07:54, par Eric Mazet.




Très bel interview et excellente idée que de faire parler ceux qui ont fait l’histoire des Chamois et qui ne manquent pas de rappeler leur attachement au club, tel Ousmane Bangoura !
Sympa cette nouvelle rubrique! Ousmane a laissé de très bons souvenirs aux supporters, c’était un super joueur ! Bonne continuation à lui.