ITW JOSE PASQUALETTI, ENTRAINEUR D’ISTRES
José bonjour. Avec deux victoires, deux nuls et une seule défaite, votre début de saison doit vous satisfaire….
Oui. Si on compare avec les saisons précédentes, nous avons quelques points de plus… Le début de championnat c’est important, mais il ne permet pas de faire une analyse définitive. La plupart des équipes ne sont pas encore prêtes. A Istres nous avons encore une marge de progression car nous avons enrôlé beaucoup de nouveaux joueurs. Il faut un temps pour l’assimilation et il reste du travail sur le plan athlétique, d’autant plus que pas mal de nouveaux viennent de divisions inférieures.
Il y a beaucoup de turn over dans votre effectif ?
Voici quelques jours, nous avons comparé la photo officielle de cette saison avec celle d’il y a deux ans : une vingtaine de joueurs étaient différents ! Une situation qui a pu expliquer quelques débuts chaotiques, sauf cette année c’est vrai…
Quelle est l’ambition du FC Istres pour cette saison ?
On ne rêve pas, nous visons le maintien mais avec un peu plus d’ambition. Notamment sur le plan du jeu, c’est indispensable. Le foot est un jeu et un spectacle. Il s’agit de prendre du plaisir et de bonifier les jeunes qui nous ont rejoints. Je ne suis pas obsédé par une éventuelle montée.
Quel est votre budget ?
5,2 millions d’euros. Si je ne m’abuse, il est comparable à ceux d’Ajaccio et de Niort…
Prenez-vous ce match face à Niort comme une confrontation directe entre deux candidats au maintien ?
Ah non ! Et je ne suis pas du tout d’accord avec cette idée préconçue comme quoi il y aurait les gros d’un côté (Nantes, Monaco…) et les petits comme Istres ou Niort. Le foot se joue sur un terrain, on n’est pas là pour suivre les pronostics de la presse. Je n’aurais évidemment pas le même discours si nous étions à la 35e journée et que nos deux formations luttaient pour le maintien. Mais sur ce que j’ai vu pour l’instant, Niort me paraît mieux jouer que certains prétendants à l’accession.
Cette équipe de Niort vous semble intéressante ?
Oui, et dès lundi j’ai prévenu mes joueurs. C’est une très belle équipe. De fortes individualités, un bon collectif pas facile à destabiliser. Elle joue au foot et ça me plait.
Avez-vous un impératif de victoire à domicile ?
Dans ce championnat, il est indispensable de gagner régulièrement pour s’en sortir. Deux victoires et trois défaites valent mieux que cinq nuls. Mais il n’y a pas spécialement de pression à domicile. Il est tout à fait possible de se faire accrocher chez soi et de l’emporter à l’extérieur. On le voit tout le temps… Si nous perdons, tout ne sera pas remis en cause. J’ai bien intégré le fait que l’on ne gagne pas toujours chez soi. Et si on l’emporte, on ne se croira pas arrivés pour autant. Nous avons de la volonté, mais pas de pression. Mon souci est d’abord de rendre une copie propre, c’est indispensable pour bien figurer.
Niort a joué mardi soir en Coupe de la Ligue. Est-ce un avantage pour votre équipe ?
Niort sera fatigué c’est une évidence. Mais ce ne sera pas nécessairement déterminant. On peut rebondir après une élimination. Nous avons été déçus de notre défaite au 1er tour face à Clermont, mais nous avons bien réagi ensuite (la journée suivante, le 10 août, Istres menait 2-0 à Monaco avant de se faire rejoindre puis dépasser 3-2 ndlr).
Sur un plan plus personnel, vous avez fait partie de la grande équipe de Bastia qui s’est qualifiée pour la Coupe de l’UEFA en 1977…
Oui, modestement. J’étais un jeune joueur qui n’a pas joué tous les matchs. Mais j’ai côtoyé les Claude Papi, Charles Orlanducci, Dragan Dzajik, André Burkhardt (et Jacques Zimako ; mais c’était avant les arrivées de Johnny Rep, Jean-François Larios, Félix Lacuesta…ndlr). Des joueurs que l’on n’oublie pas. J’ai ensuite été prêté à Alès, l’année où le SC Bastia a atteint la finale de la Coupe de l’UEFA.
Comment expliquez-vous la très belle santé actuelle du footbal corse ? (L’AC Ajaccio -maintien- et le SC Bastia -accession- en Ligue 1, le GFCO Ajaccio -accession- en Ligue 2, le CA Bastia -accession- en National, Calvi -accession en 2011- en CFA et l’Ile Rousse en DH.
Sur ce sujet nous n’étions pas d’accord avec Frédéric Antonetti. Lorsqu’il était coach de Bastia en 1998, je m’occupais de la réserve. J’estimais qu’il y avait un potentiel intrinsèque au football corse et la situation actuelle semble me donner raison. J’admets cependant qu’il n’est pas toujours simple de travailler ici. Tout le monde se connait, ça complique. Mais il faut être patient. Aujourd’hui je suis particulièrement heureux pour le Sporting qui mérite sa place dans l’élite. Et en Corse, quand Bastia joue, tout le monde est concerné. Ce n’est pas tout à fait la même chose avec Ajaccio.
Propos recueillis par Karl DUQUESNOY
Article publié le 30 août 2012 à 21:13, par Eric Mazet.



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