ITW PHILIPPE HINSCHBERGER, ENTRAINEUR DE LAVAL
Philippe bonjour, pouvez-vous nous détailler vos premiers matchs de la saison ?
A Châteauroux, lors de la première journée, nous menons 1-0. On a deux grosses occasions pour faire le break, mais on se fait rejoindre. Face à Monaco (0-0), nous sommes contents d’atteindre la mi-temps avec un 0-0. Franchement, nous n’avons rien vu. Puis le coach adverse a décidé de sortir ses deux ailiers. Il avait sûrement ses raisons. Du coup on s’est senti beaucoup mieux et on aurait pu l’emporter, avec plus d’adresse. Notre match à Nantes (défaite 3-1 à la Beaujoire le 10 août) est à oublier, nous n’avons pas joué. Pourtant nous avions l’habitude de bien figurer là-bas… En Coupe de la Ligue face au Mans, (0-0 à Laval, victoire aux tirs au but) le match était haché, tendu….
Compte tenu de votre calendrier, même sans victoire, vos débuts ne semblent pas si poussifs…
Oui mais nous marquons peu quand même (2 buts en 4 matchs), alors qu’on en avait inscrit 12 en 5 rencontres au cours de la préparation. On connait les phénomènes de pression, les états d’âme quand on est en compétition… Notre courbe est plutôt descendante par rapport à l’avant saison. Notre jeu collectif est en cause. Nous ne sommes pas bien rentrés dans ce championnat.
Votre effectif a beaucoup bougé à l’intersaison ?
Non, j’ai encore beaucoup de joueurs sous contrat. Néanmoins, neuf nouveaux sont arrivés, dont un gardien… L’équipe que j’ai alignée à Nantes par exemple était, à 75 %, la même que mon équipe type de la saison dernière. Ça facilite les combinaisons…
En mai dernier vous avez terminé 16e à 5 points du premier relégable. Etes-vous inquiet pour l’avenir de votre équipe ?
Nous étions à 3 points du podium à l’intersaison. A 4 journées de la fin, à Châteauroux, une victoire nous aurait placés en haut du classement. Mais nous avons perdu nos derniers matchs. C’est gênant, du gâchis. Nous nous penchons sur cet aspect psychologique. La saison dernière nous avions la réputation de relancer systématiquement les équipes en difficulté, même si nous avons tout de même terminé 6e meilleure attaque du championnat.
Quels changements avez-vous apporté pour mieux aborder les matchs ?
Autre particularité de mon équipe, elle joue nettement moins bien l’hiver, quand les terrains sont moins bons et qu’il faut jouer en l’air. Nous avons, entre autres, cherché à mettre de la vitesse et de la taille devant.
Avez-vous suivi les Chamois depuis votre départ en 2007 ?
Non pas particulièrement. La dernière fois que je les ai vus jouer c’était face à Bastia, en National. Ils avaient gagné 2-0. C’est mon adjoint qui a suivi leur début de saison et je vais bientôt voir un montage vidéo. Je suis content de les voir à nouveau en L2, où je les avais laissés avant de me faire virer (en février 2007). D’ailleurs, je pense que mon passage fut plutôt positif, avec des places de 6e et 8e en Ligue 2. Ils sont armés pour la Ligue 2. L’effectif est stable et s’est enrichi notamment d’un bon joueur que je connais bien : Nicolas Pallois (qui évoluait à Laval l’an passé).
Revenez-vous souvent à Niort ?
De temps en temps, pour voir mes grands enfants. Mes fils jouent à Chauray (en CFA2). Je vais pouvoir aller les voir jouer quand ils viendront dans la Sarthe (face à Sablé, La Suze FC, La Flèche).
Qu’attendez-vous de cette rencontre face aux Chamois Niortais ?
Logiquement ce devrait être un joli match entre deux équipes qui aiment le jeu de passes et qui n’hésitent pas à faire le spectacle parfois. Je connais bien les principes de Pascal (Gastien). Pour Laval – qui, avant la défaite à Nantes, n’avait plus perdu depuis la fin de saison dernière – j’espère un autre contenu et une première victoire. Nous avons la réputation d’être une équipe difficile à manœuvrer.
Propos recueillis par Karl Duquesnoy
Article publié le 16 août 2012 à 12:37, par Eric Mazet.




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