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ITW Karim Fradin, manager général

le 8 mai 2012
Actualités

 

Karim bonjour, comment va le moral après cette défaite difficile à digérer face à Orléans?

Les semaines sont toujours plus difficiles à vivre après une défaite. Avec en plus pas mal d’amertume au vu des conditions de ce match que nous aurions pu largement gagner et que nous avons perdu au bout du compte. Occasions manquées, faits de jeu, décisions arbitrales incompréhensibles, nous avons vécu un match riche en émotions qui n’a malheureusement pas basculé en notre faveur. Il faut donc tout de suite refermer ce volet et passer au prochain rendez-vous vendredi à Quevilly.

 

Avant de parler de Quevilly, restons quand même un peu sur ce match face à Orléans. Deux penaltys flagrants en notre faveur non sifflés, deux autres très sifflables, Fred Bong expulsé alors que l’arbitre de touche avait signalé hors-jeu au préalable, comment rester zen face à autant d’injustice?

 Zen je ne le reste pas toujours. Au Poiré-sur-Vie par exemple, j’étais juste derrière le but adverse lorsque Doudou Diaw s’est fait faucher en pleine surface de réparation puis lorsque notre ancien joueur Pierre-Henri Lamy a fait une main flagrante. Sur ce coup-là j’étais très en colère. Maintenant j’ai bien compris qu’il fallait prendre sur soi et se débrouiller seuls sans compter sur les décisions de l’arbitre. Je ne vois pas l’intérêt d’en vouloir à Niort, alors considérons que l’erreur est humaine et efforçons-nous de rester lucides.

 

Sans doute inconsciemment, M.Esneu (arbitre du dernier Chamois-Orléans) a outrageusement défavorisé l’équipe souhaitant développer du jeu. Ce n’est pas très bon pour l’image du foot…

A ce titre la colère de Pascal Gastien après le match était légitime. Yann Lachuer (entraineur d’Orléans) nous avait comparés dans la presse locale au « petit Barça ». C’est gentil et flatteur mais nous n’irons pas jusque là, même si nos temps de possession de balle y ressemblent souvent. Nous avons quasiment passé la deuxième mi-temps dans la surface orléanaise. Dans de telles circonstances, obtenir de temps en temps un penalty mérité permet de débloquer des situations face à des défenses ultra-renforcées…

 

Avec une petite dizaine de pénos indiscutables non sifflés en notre faveur, nous n’avons pas vraiment été gâtés tout au long de la saison …

C’est vrai, et cela reste une énigme. J’ai eu très envie d’interpeller les instances fédérales de l’arbitrage mais Pascal (Gastien) m’en a dissuadé. En National, il s’agit souvent d’arbitres en formation. Qui dit formation dit droit à l’erreur. On ne peut malheureusement pas changer grand-chose à ça. Nous n’avons donc pas d’autre solution que de l’accepter et de continuer à avancer.

 

Très surprenante cette équipe d’Orléans n’ayant plus rien à perdre ni à gagner mais à la fois agressive et ultra défensive…

Je connais bien Yann Lachuer depuis très longtemps et nous avons même partagé un café dans l’après-midi précédant le match. C’est un amoureux du football qui a fait une grande carrière de joueur et j’ai été effectivement très étonné du comportement de son équipe. Elle n’avait pas l’intention de nous faciliter la tâche, ce qui est parfaitement légitime. En fait je pense qu’ils n’avaient toujours pas digéré notre très large victoire chez eux à l’aller.

 

Un défenseur adverse qui repousse sur sa ligne de but en début de match, un coup franc de Doudou Diaw sur la transversale, trois ou quatre énormes occasions qui frôlent les montants du but orléanais: si l’arbitre n’était pas avec nous, les Dieux du foot non plus…

C’est ça… Tout au long de la phase aller nous avons eu l’impression d’être irrésistibles en marquant quasiment sur chaque occasion. Si nous en sommes là c’est aussi grâce à nos attaquants. La différence vient de notre manque d’efficacité depuis la trêve hivernale. Difficile de gagner si on ne marque pas de but. A partir de là, à nous de forcer les choses sans compter sur les arbitres ou les Dieux du foot. Aujourd’hui toutes les équipes nous connaissent bien et savent que nous aimons développer du jeu. Nos adversaires mettent donc en place des systèmes ultra défensifs pour essayer de ne pas prendre une valise. Malgré tout nous parvenons à nous créer des occasions, ce qui est plutôt rassurant. Reste à les mettre au fond, et je suis persuadé que nos attaquants vont recommencer à marquer pour finir au bout du compte en Ligue 2.

 

Dans quel état d’esprit sont nos joueurs?

Je sens un groupe toujours très concerné et j’ai plutôt de bonnes vibrations. Quand on voit le match face à Orléans, impossible de reprocher aux garçons de ne pas essayer. L’envie de marquer des buts et de gagner reste bien évidemment la même. Cela reste du football, dominer n’est pas gagner et tous les efforts qu’ils fournissent finiront par être récompensés. Lorsqu’on a plus envie que les autres, ça finit par passer. Trois points d’avance, trois matches à disputer, nous avons toujours toutes les cartes en main.

 

Certaines mauvaises langues commencent à reprocher aux joueurs de s’être vus trop vite en Ligue 2…

Ce sont les gens qui ne nous connaissent pas et ne viennent pas régulièrement nous voir jouer. En 2006 j’étais capitaine de l’équipe qui est remontée en Ligue 2. Sans vouloir faire de comparaison hâtive, l’équipe actuelle dispose de beaucoup de talent et d’un gros pouvoir collectif mis en place par le staff. A aucun moment nous n’avons manqué d’humilité, même si sur certains matches nous n’avons pas su gérer des moments importants.

 

Vendredi soir, nous nous déplacerons chez les héros de la Coupe de France sans notre charnière centrale (Konaté et Bong sont suspendus)…

C’est l’ensemble du groupe qui montera en Ligue 2, pas uniquement 11, 12 ou 13 joueurs. Tout le monde a eu sa chance cette saison, même les plus jeunes. Notre habituelle charnière a fait ses preuves en National mais les joueurs qui les remplaceront à Quevilly sont eux aussi de qualité. Il n’y a aucune raison de ne pas leur faire confiance.

 

L’optimisme doit donc rester d’actualité?

Exactement. Ne surtout pas paniquer et commencer à douter parce que nous avons perdu face à Orléans. Restons positifs. Nous vivons une saison assez formidable et jusqu’ici riche en émotions entre la trêve hivernale forcée, les pannes de courant, les expulsions, les penaltys non sifflés ou encore le match de Coupe de France remporté face à Brest. On ne vit pas souvent une saison aussi intense. Continuons à la vivre intensément et je suis persuadé que le bonheur sera au bout.

 

Le risque existe de devoir tout jouer à quitte ou double sur la pelouse du Gazelec d’Ajaccio lors du dernier match le 26 mai…

Personnellement je continue à penser que la montée se jouera pour nous lors de la réception de Beauvais (vendredi 18 mai à 20H). Cela dit s’il faut aller prendre des points à Ajaccio il ne faudra pas avoir peur. Ajaccio est une belle équipe, aucun doute là-dessus. N’oublions pas que Niort est également l’une des plus belles de ce championnat.

 

Reportage photo Chamois-Orléans Billetterie Chamois-Beauvais Reportage photo Chamois-Orléans Billetterie Chamois-Beauvais
Réactions
  • Phil 79, le 9 mai, 2012 à 11:09 :

    Bravo à toi KARIM pour cet ITW lucide et fort intéressant.
    Bravo aussi pour tout le travail accompli depuis ton retour au club et d’avoir activement participé à remettre nôtre club moribond à l’époque sur le bon chemin.
    Maintenant, il reste trois rencontres pour obtenir le bonheur et j’ai entièrement confiance en nos joueurs qui sauront nous le procurer.
    ALLEZ CHAMOIS

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